Les organisateurs de courses masculines auraient-ils peur que le cyclisme féminin leur fasse de l'ombre? Il faut croire que la réponse est oui si l'on en juge par les faux procés d'intention dont le cyclisme féminin est parfois victime. A l'exemple de cet imbroglio judiciaire qui mêlait depuis 2002 l'organisateur du "Tour de l'Ile de Montréal" à celui du "Tour du Grand Montréal", le premier demandant au second de pas utiliser l'appelation "Tour du Grand Montréal" pour désigner sa compétition internationale féminine. Cela nous rappelle inévitablement quelques souvenirs d'une époque où l'organisateur du "Tour Féminin" fut contraint de changer le nom de sa course en "Grande Boucle Féminine Internationale"...
A une nuance près. Cette fois-ci la justice a tranché en faveur de l'organisateur de l'épreuve féminine. En effet, le juge de la Cour Supérieure du Québec, Brian Riordan a rejeté la demande formulée par l'organisateur du Tour de l'Ile en soulignant dans son jugement que le "Tour de l'Ile ressemble davantage à une parade qu'à une course" et qu'il n'y a pas "un haut degré de ressemblance" entre l'appelation "Tour de l'Ile" et l'appelation "Tour du Grand Montréal".
Justice est rendue! Espérons à présent que ce jugement marquera la fin de ces considérations extra-sportives sans interêt. Ce n'est pas cette décision de justice favorable à une épreuve féminine qui fera avancer le cyclisme féminin mais à l'heure où l'on apprend que la Primavera Rosa, équivalent féminin du Milan - San Remo est annulée pour cause de budget serré (pour plus de détails voir le forum du vélo-club), ce jugement apporte un peu de baume au coeur des nombreux passionnés de cyclisme féminin...
Source: Vélonouvelle




