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Du 05 au 10 septembre 2011: 

   9ème Tour Cycliste Féminin International de l'Ardèche (France)

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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 10:01
Dans un article paru en fin de saison dernière sur le site DH net (lire ici), la Fédération Cycliste Wallonie Bruxelles promettait un meilleur investissement pour le cyclisme féminin dans son pays. Quatre mois après, le site belge fait un premier bilan. Force est de constater que la situation n'a guère évoluée. "On a vu l'apparition du Team Wallonie Espoirs pour les hommes. Mais rien pour les femmes... Bon, notre cyclisme se développe. Mais il reste encore énormément de travail à accomplir" constate la championne de Belgique Corine Hierckens.
 
 
Certes, la situation du cyclisme féminin s'améliore en Belgique, comme le souligne Ludivine Henrion, avec l'apparition de nouvelles courses en ligne ou d'équipes avec de bonnes structures comme sa formation Lotto-Belisol. Mais la situation des féminines reste la même: elles ne sont pas (ou très peu) payées. "Les prix d'une course pour dames élites sont moins élevés que pour des hommes débutants" déplore Adeline De Vestele, une élite belge. Pour comparaison, Corinne Hierckens rappelle qu'il y a peu le vainqueur du Het Volk hommes remportait un million de francs belges alors qu'une femme qui remportait une Coupe du Monde empochait moins de la moitié, soit 40.000 francs belges. Et d'ajouter: "avec le salaire de Boonen, on pourrait faire quinze équipes pros féminines de haut niveau!"
 
 
Par ailleurs, les contrats sont d'une durée d'un an, difficile de faire des projets et de construire sa vie dans ces conditions. Corine Hierckens rappelle aussi que "chez les femmes, c'est toujours le monde de la débrouille". Elle constate, par exemple, que "dès qu'un junior marche bien, il est directement encadré" tandis que les femmes, qui évoluent pourtant dans le haut niveau, logent encore dans des écoles où l'organisateur oublie parfois de "prévoir coussins et couvertures" rappelle-t-elle. Et comble du comble, elles entendent le lendemain sur le bord de la route le public s'étonner: "ça va moins vite que chez les hommes".


Le problème majeur du cyclisme féminin demeure encore et toujours la faible médiatisation et donc l'absence cruelle de sponsors. L'annulation de la Primavera Rosa en est l'illustration. La Belgique n'échappe pas à ce constat. Tandis que le Tour des Flandres ou la Flèche Wallonne sont organisées avant la course hommes, la télévision ne prend même pas la peine de diffuser les images de l'arrivée. "Et quand le nom de la fille est cité, le commentateur parvient encore à se tromper...", conclut Corine Hierckens.
La Fédération belge promettait aux filles un "avenir en rose". Un premier bilan fait surtout penser aux paroles de la chanson de Dalida: "Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots..."
 

Lisez l'article intégral de DHnet ici

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Published by Cyclisme féminin - dans Presse
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