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   9ème Tour Cycliste Féminin International de l'Ardèche (France)

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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 09:13

Elle a été l'une des sportives espagnoles les plus brillantes dans l'un des sports les plus durs, le cyclisme. Teodora (dite "Dori") Ruano Sanchon est à présent retirée de la compétition de haut niveau, bien qu'à 37 ans elle pense qu'elle aurait pu arriver jusqu'aux Jeux olympiques de Pékin. A l'occasion d'une visite en Extremadura (région espagnole) elle répond à une interview  pour le site elperiodicoextremadura.com dont voici la traduction.

- Sportive et femme, revendicative par obligation?
Quand je faisais de la compétition j'étais revendicative, mais surtout sur les droits de la femme. Maintenant je dirige une école de cyclisme pour filles et ce que je veux c'est qu'elles n'aient pas les problèmes que j'ai eu moi et qu'on ne leur propose pas d'abandonner à 18 ans.

- Quelle est la situation réelle de la femme dans le sport?
On avance à grands pas et peu à peu on arrive à une certaine égalite, mais dans les hautes sphères. Dans les catégories inférieures non et c'est la première grande barrière qu'ont les sportives.

- Pas étonnant que tu sois cette année présidente de la commission féminine de l'UCI.
Non mais je suis négative parce que l'UCI nous a tourné le dos. Le problème du dopage avec les hommes est tellement important pour eux qu'ils oublient le sujet des féminines. Ils nous ont retiré les subventions, les moyens que nous avons sont minimes et les filles n'ont pas envie de lutter; tu ne peux rien faire ainsi.

- Comment le dopage vous affecte?
Au niveau général il fait beaucoup de mal. Mais le dopage n'affecte pas en soi le cyclisme féminin, le problème vient du fait que la fédération est centrée sur le problème masculin et elle est en train de laisser sur un second plan le cyclisme de base et le cyclisme féminin. Ils ont tout oublié et il semblerait que tout tourne autour du dopage. C'est très dur parce que des cyclistes professionnels il doit y en avoir environ une centaine et il y a 35000 licenciés, le reste, que faisons-nous?

- Le panorama est sombre pour les jeunes promesses
Ici nous avons la chance qu'un projet ait été mis en marche conjointement entre l'équipe féminine de Monteoro et l'Institut de la Femme d'Extremadura. Pour ce que j'en sais il y a un budget suffisant pour faire un calendrier national, il y a même des filles qui viendront d'autres communautés. Ceci est un germe qui donnera des résultats à court terme, parce qu'il y a des filles de 12 ans jusqu'à 46 ans inclus.

Propos recueillis par Mercedes Martin pour El periodico Extremadura.

L'interview dans sa version originale: http://www.elperiodicoextremadura.com/noticias/noticia.asp?pkid=279173

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Published by Cyclisme féminin - dans Presse
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