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Interviews/Portraits

Samedi 12 juin 6 12 /06 /Juin 19:49

Alors que Béatrice Thomas décrochait le titre de Championne du Languedoc-Roussillon sénior dimanche dernier, le titre cadette revenait à Marine Navarro.  Âgée d'à peine 16 ans, élève de seconde SMS (sciences médico-sociales) avec le projet de devenir préparatrice en pharmacie hospitalière, Marine Navarro rêve néanmoins de devenir cycliste professionnelle. Mais elle sait qu'elle ne pourra pas vivre du vélo, qui est avant tout une passion transmise par son père Jean qui a couru dans les années 90 auprès de Miguel Indurain. Sa fille court sa première course à l'âge de 11 ans et en 2009 elle participait à 67 courses. Le site lindependant.com nous permet de découvrir un peu plus la jeune fille à travers un article signé Frantz Delagrange à lire ici.

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Jeudi 28 janvier 4 28 /01 /Jan 17:21
Aurore VERHOEVENAprès une première saison professionnelle sous les couleurs de Vision 1 Racing aux côtés de Nicole Cooke, Aurore Verhoeven rejoint cette saison l'équipe française ESGL 93 - GSD Gestion. Agée de seulement 20 ans, elle nous parle de ses motivations à faire de la compétition cycliste, de sa première expérience de cycliste professionnelle la saison dernière et de ses ambitions pour 2010.

Blog VF:
Après avoir goûté à divers sports (ping-pong, karaté, motocross), tu as décidé à l'âge de 13 ans de te consacrer pleinement au cyclisme. Qu'est-ce qui a motivé ce choix alors que les femmes restent encore très minoritaires dans ce sport?

Aurore Verhoeven: Lorsque j'ai débuté le cyclisme, j'étais en admiration devant mon père qui le pratiquait déjà. A ce moment là, je pensais rivaliser avec les garçons puisque j'ignorais encore qu'il existait des courses féminines. Dès ma première année minime, courue avec les féminines, mes résultats acceptables m'encourageaient pour la suite.


BVF: Comment en es-tu arrivée à signer un contrat professionnel avec une équipe étrangère, Vision 1 Racing à 19 ans?

A.V: J'ai connu Nicole en 2007, elle avait un projet de monter une équipe UCI. L'année post-Olympique a été le moment idéal pour créer son équipe, suite à sa décision, elle m'a contactée.


BVF: Tu as cotoyé Nicole Cooke au sein de Vision 1. Quels étaient vos relations? Qu'as-tu appris au contact d'une championne du monde?

A.V: Ma première année professionnelle aux cotés de Nicole (Championne Olympique et Mondiale 2008) reste une bonne expérience: la simplicité, le sérieux et le travail sont le résumé de ce que j'ai pu apprendre durant cette saison. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut se mettre au service d'une telle championne!

Aujourd'hui, Nicole reste une très bonne amie mais nous serons plus, adversaires que coéquipières... Ce sera quand même une expérience que j'aimerais revivre!


BVF: Pour 2010 tu as signé un contrat avec l'équipe française ESGL 93-GSD Gestion, connais-tu déjà tes coéquipières et quelles sont tes objectifs pour cette saison?

A.V: Pour cette année 2010, j'ai signé un contrat avec l'équipe UCI, ESGL 93 GSD gestion, j'espère mettre en valeur l'expèrience acquise l'année dernière et me distinguer sur les courses internationales. Nous avons eu un stage de cohésion de quelques jours qui m'a permis de faire connaissance avec mes coéquipières et l'ensemble du staff. Je pense que c'est une équipe de qualité qui va vite se mettre en valeur, tout au long de la saison.


BVF: Sais-tu à quelle date tu vas débuter ta saison et peux-tu nous parler un peu de ta préparation hivernale?

A.V: Je débuterai ma saison, sous mes nouvelles couleurs, sur les routes belges, le Het Nieuwsblad qui se déroulera fin Février. Ma PPG a été axée sur les sports d'endurances, comme le footing, la natation mais aussi de la gym.


BVF: As-tu des modèles dans le cyclisme? Si oui, lesquels? En quoi sont-ils/elles des modèles?

A.V: Lorsque j'étais plus jeune, Nicole m'a marquée lorsqu'elle a remporté plusieurs fois consécutives la Flèche Wallonne avec en guise de final ce fameux Mur de Huy! Jamais je n'aurais imaginé un jour, me retrouver dans son équipe!


BVF: As-tu d'autres passions que le cyclisme et penses-tu déjà à ta reconversion?

A.V: En parallèle du vélo, j'aime bien passer du temps en famille, ça me permet de penser à autre chose, de me ressourcer pour repartir encore plus forte.

Je vis à 100% le moment présent, mais je pense, peut-être après ma carrière, intégrer la Police.


BVF: merci à Aurore Verhoeven pour cet entretien. Pour en découvrir un peu plus sur elle, visiter son site officiel:

www.auroreverhoeven.com

Par Cyclisme Féminin - Publié dans : Interviews/Portraits
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Jeudi 28 mai 4 28 /05 /Mai 21:06
A l'occasion du Tour de l'Aude, Joël Bruneau a retrouvé Modesta Vzesniauskaite, la lituanienne qui court sous les couleurs de Bigla Cycling Team. Faisons mieux connaissance avec elle.


Modesta Vzesniauskaite
Joël Bruneau: Bonjour Modesta, c'est un grand plaisir de te retrouver. Te souviens-tu de notre première rencontre?
Modesta Vzesniauskaite: Sur le premier Tour de l'Ardèche (JB: Tues sûre?) Ah non c'était sur le Tour de la Drôme où je gagne le meilleur jeune.

JB: Depuis combien de temps fais-tu du vélo? Parle-nous de tes débuts.
MV: J'ai débuté à l'âge de 12 ans. Je faisais de la danse et de la gymnastique. J'ai fait un peu de vélo avec mon frère qui était coureur et il trouvait que j'avais des qualités alors j'ai essayé.
J'ai commencé par de petites courses. La victoire était déjà au rendez-vous et à 16 ans je suis passée en élites.

JB: Tu as une grande famille? Comment se passe l'éloignement?
MV: Oui j'ai deux frères et une soeur que je ne vois pas assez souvent. C'est dur d'être loin. Je suis partie à 12 ans dans une école de sport.

JB: Comment ça se passe?
MV: C'est très chargé avec deux entraînements par jour et les études en même temps. Mais on s'accroche car on veut réussir. En Lituanie ce n'est pas facile, ma famille est pauvre et si j'arrive à quelque chose ce sera plus facile.

JB: Quand tu as quitté la Lituanie où es-tu venue? Qui s'est occupé de toi?
MV: Je suis arrivée chez Safi Pasta Zara en Italie. Et puis j'ai été "maternée" par Zita Urbonaite dont le décés m'a profondément touchée.

JB: Quels sont tes meilleurs souvenirs?
MV: Mon titre de Championne de Lituanie que j'ai dédié à Zita Urbonaite et puis les Jeux de Pékin. Je t'avais envoyé une carte.

JB: Oui, cela m'a fait un immense plaisir. Alors en contre-partie, tes plus mauvais souvenirs?
MV: Mes problèmes de santé en 2006 et 2007. Nous avons eu peur d'un cancer. J'étais très démoralisée.

JB: Ton équipe arrête en fin de saison. Quels sont tes projets?
MV: Il faut trouver d'autres partenaires. Nous sommes une équipe très soudée, nous cherchons toutes ensemble. Nous aimerions rester avec notre coach.

JB: Penses-tu à ta reconversion?
MV: Oui. Je fais des études dans le domaine de la santé. Je voudrais créer un centre pour aider les gens à être mieux dans leur vie par la diététique, le mental, l'exercice physique.
Et puis je voudrais bien me marier et avoir trois enfants.

JB: Je te remercie de m'avoir accordé du temps pour cette interview, c'est toujours un immense plaisir de te revoir.

Modesta VzesniauskaiteModesta Vzesniauskaite sur le Tour de Toscane 2008 - © Photo: petitesreines.free.fr, publié avec l'aimable autoristaion du photographe.

Les grandes lignes du palmarès de Modesta:

Meilleure jeune au Tour de la Drôme et au Tour de l'Ardèche

2003:
2ème du Trophée Alfa Lum
9ème du championnat d'Europe espoir sur route
11ème du Tour d'Italie

2004:
1 étape du Tour de Thuringe (Thüringen Rundfahrt der Frauen)
3ème de la T-Mobile Classic
5ème du Championnat du Monde sur route
5ème du Championnat d'Europe espoirs
5ème du Tour d'Italie

2005:
Tour de San Marino
3ème du Championnat d'Europe espoirs
3ème du GP Città di Rosignano
5ème du GP of Wales (Coupe du Monde)
6ème du Trofeo Alfredo Binda

2006:
5ème Trofeo Alfredo Binda
6ème du Tour de Berne (Coupe du Monde)

2008:
Championne de Lituanie sur route
8ème du GP de Plouay
Par Cyclisme féminin - Publié dans : Interviews/Portraits
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Lundi 18 mai 1 18 /05 /Mai 10:12
L'homme pressé arrive à quelques mètres du sommet du Salève. Assise sur la bas côté de la chaussée, une jeune fille regardait au loin tous les alentours de la région du Genevois, comme si elle avait été perdue dans ses rêves. L'homme marqua une pause en passant devant elle. La demoiselle se releva avec un regard intense aux multiples couleurs et lui dit: "Dis monsieur, donne-moi un vélo!"

Cet homme pressé venait de rencontrer en ce lieu de légende qui surplombe Genève, Mathilde Favre, plus connue sous le sobriquet de Mathou et qui le vendredi 29 août 2008 avait enlevé de la plus belle des manières le titre de championne de France sur route des minimes et cadettes à Bellerive-sur-Allier.

Mathou est née le 15 septembre 1993 et habite cette belle région montagneuse. Licenciée au Vélo Club Saint-Julien, elle a au fil du temps constamment progressé pour aller décrocher ce si beau maillot tricolore dans cette région auvergnate près de Vichy. Inspirée par le Tour de France qui lui donne le déclic pour pratiquer ce sport, il y a déjà trois ans, ajouté que quelque part dans son génome humain elle avait déjà à la naissance le virus en elle (les parents pratiquaient le cyclisme), elle ne cessa au fil du temps d'aller de l'avant.

Mais qui est donc Mathou?
Mathilde est avant tout une fan inconditionnelle de sports. Si le vélo remplit son existence, elle adore le foot (supportirice de l'Olympique Lyonnais et de Manchester United), le rugby, le basket et le tennis. Cette jeune demoiselle aimerait plus tard être éducatrice pour les enfants, en particulier ceux qui sont défavorisés (handicapés, jeunes des cités) et qui a un petit pencanht pour la musique en général et le cinéma en particulier avec un goût prononcé pour les films d'action et comiques.

Elle qui évite donc de se projeter trop loin dans l'avenir et qui ne veut pas brûler les étapes - elle n'est que cadette - admire des filles comme Fanny Riberot ou Sophie Creux, mais avoue son admiration sans bornes pour son modèle de toujours avec son palmarès époustouflant: Jeannie Longo.

Bien entourée par ses équipières, alors que règne véritablement un esprit de famille entre elles et un encadrement très proche qui lui permet avant toute chose de prendre du plaisir, Mathou ne peut qu'aller de l'avant, encouragée par son papa, qui est son entraîneur, mais aussi son meilleur conseiller.

A suivre...

Philippe MORENNES.
Par Philippe MORENNES - Publié dans : Interviews/Portraits
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Lundi 11 mai 1 11 /05 /Mai 09:42

Sur la route qui mène à la Ronde de Bourgogne, le speaker Joël Bruneau s'est arrêté pour interviewer Patricia Ounzari. Elle avait fait de la compétition sur route dans les années 90 et elle court encore aujourd'hui en UFOLEP. Partons à sa rencontre.

Joël Bruneau et Patricia OunzariJoël Bruneau: Bonjour Patricia, toujours la passion du vélo?
Patricia Ounzari: Toujours, tant que j'ai du plaisir à pédaler, même si c'est en UFOLEP et tant que je n'ai pas à subir la course. Si je commence à galérer je raccrocherai.

JB: Peux-tu nous rappeler les grandes lignes de ta carrière?
PO: Mes principaux titres: Championne de France Route 1994, 2000, 2001; Championne de France VTT 1994 et Championne de France Cyclo-cross 1994, 1995 et 200, Championne de France de contre-la-montre individuel et par équipe 2001 et puis le plus beau: Championne du Monde Master de cyclo-cross en 1998.

JB: On a le duo Longo-Ciprelli, y a-t-il le duo Patricia-Jean-Paul Ounzari?
PO: C'est un peu ça. Je dois beaucoup à Jean-Paul, c'est lui qui m'a amenée au vélo et à ce niveau. C'est aussi grâce à lui que j'ai pû courir le Tour Féminin (1) car il avait mis sur pied le Team de Casteljaloux avec le soutien des Mutuelles de France. C'est d'ailleurs, toujours avec son soutien, que je suis encore compétitive et motivée. Il est vrai qu'il m'arrive de penser à retrouver le maillot de Championne du Monde FFC.

JB: L'aventure Mutuelles de France, c'est du passé?
En 98 nous avions une belle petite équipe avec: Bernadette Irastorza, Valérie Ourthiague, la Championne d'Italie Lucia Pizzolotto et l'attraction d'une représentante du Burkina-Fasso Maïmounata Simporé.C'est bien loin et il faut dire que nous sommes dans une région de rugby alors trouver des finances pour le vélo féminin ce n'est pas facile.

JB: Quels sont tes meilleurs souvenirs?
PO: Surtout ma rencontre avec Jeannie Longo avec qui j'ai toujours de bons contacts. C'est grâce à elle que les Filles existent. Et puis toutes les saisons sont de bons souvenirs , les galères sont oubliées, on ne retient que le bon. A chaque fois que j'enclenche les pédales c'est une nouvelle aventure qui démarre. De bons souvenirs aussi, en dehors de la course, avec les organisateurs, l'acceuil des municipalités, la complicité avec les partenaires, motards de la sécurité etc.... et les Animateurs qui nous mettent en valeur auprès du public et des supporters chasseurs d'autographes.

JB: Par contre tu ne cours qu'en UFOLEP?
PO: Mamie depuis deux mois, cela me permet de garder le plaisir de retrouver le peloton tout en me consacrant un peu plus à ma famille. J'ai deux garçons, une fille et maintenant une petite fille: Inès. J'ai également mon emploi au Centre Leclerc de Casteljaloux.

JB: Inversement, quel est le mauvais côté que tu gardes de tes saisons passées?
PO: Surtout les gros déplacements et les transferts interminables sur le Tour Féminin où on laissait beaucoup d'énergie. De moins en moins de courses Régionales.

JB: A côté de ça quelles sont tes autre passions?
PO: L'informatique et la photo. Je suis assez douée de mes mains, je m'amuse à créer divers objets, colliers, sculpture.

JB: Que penses-tu du malaise du cyclisme féminin?
PO: Ce n'est pas assez médiatisé. Si on n'est pas vraiment branché cyclisme féminin on n'est au courant de rien. Pas de médias, pas de sponsors, pas d'argent, c'est un cercle vicieux. Les seules épreuves connues sont celles où nous cotyons les garçons comme Les Grimpeurs, Pujols dans la région mais au niveau des prix c'est dix fois moins.

JB: Un message particulier?
PO: J'ai vécu de bons moments et c'est un manque que je suis bien obligée d'accepter: l'âge, la vie de famille nous obligent à tourner la page. Aucun regret car j'ai toujours donné le meilleur de moi-même et j'ai vécu des moments si exaltants...

Patricia Ounzari et son équipe au Tour FémininPatricia Ounzari et son équipe au Tour Féminin.


(1) NDLR: Patricia Ounzari a participé au Tour Féminin en 1997, 98 et 99.
Par Joël BRUNEAU - Publié dans : Interviews/Portraits
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