L'ancien coureur professionnel Sven Montgomery dirige désormais le groupe sportif suisse féminin Bigla Cycling Team. Il a été recruté
par cette équipe féminine en 2006 un peu par hasard, en répondant à une petite annonce. En intégrant ses nouvelles fonctions il a découvert un autre monde, aux moyens restreints.
"Sven Montgomery apporte sa vision du vélo pour développer le cyclisme féminin" précise le site cyclismag qui publie une interview de Sven Montgomery où il explique qu'il essaye
d'apprendre aux femmes à être plus offensives sur un vélo. Selon lui c'est la clé de la réussite pour le cyclisme féminin car cela permettrait à la presse et aux médias de s'intéresser davantage
à elles et aux femmes de gagner de meilleurs salaires.
Lisez l'interview de Sven Montgomery sur cyclismag en cliquant ici.
- Blog du Cyclisme Féminin: "Edwige Pitel, la 1ère question que l'on a envie de vous poser c'est comment allez-vous suite à votre terrible chute du 4 octobre dernier?
Edwige Pitel: "Ca va bien physiquement et moralement. Mais j'ai quand même des soucis permanents avec mes dents et mes gencives. Avec 9 dents touchées directement lors du choc, j'ai des douleurs permanentes liées aux différents traitements assez lourds (implants, perte osseuse, gencive abîmée, dents mal replacées…). De plus mes dents ont toujours la mémoire du choc en sensibilité et j'ai maintenant des problèmes d'occlusion qui m'obligent en permanence à réfléchir pour trouver une position de 'repos' et me soulager des pressions sur certaines dents non accidentées.
La chute s'est produite bêtement, à faible vitesse, sur un flottement dans un changement de direction du parcours habituel, entre Thomas Rostollan et moi. Nos guidons se sont accrochés pour je ne sais quelle raison vraiment. Comme je n'ai pas vu la chute venir, je n'ai pas eu le réflexe de me protéger le visage en mettant les mains en avant par exemple.
- Avez-vous repris l'entraînement depuis? Après une telle chute n'a-ton pas une petite appréhension avant de remonter sur un vélo?
N'ayant aucune mémoire, même inconsciente de la chute, je n'ai pas plus d'appréhension qu'avant sur un vélo. Bien sur, j'ai toujours dans un coin de ma tête qu'il faut éviter la chute, mais ça ne date pas de 4 mois. J'ai repris environ 2 mois après, par du VTT sur des grands chemins d'abord. Maintenant, je fais de nouveau un peu de tout, VTT, course à pied, vélo route et piste.
- Durant l'hiver, combien d'heures par semaine roulez-vous en moyenne? Qu'est-ce qui change dans votre entraînement par rapport à la saison cycliste?
Cette année, outre la chute, je procède à de grands changements dans mon organisation de vie. En disponibilité depuis plusieurs années, j'ai repris un travail à mi-temps, par détachement au sein du service informatique de la ville de Grenoble. Cela implique de déménager de Marseille à Grenoble, d'être aujourd'hui licenciée au club ASPSA de Grenoble, de découvrir un nouvel entraînement court en temps, plus qualitatif en contenu, différent en parcours. Mes soins dentaires perturbent aussi beaucoup la préparation de ma saison, difficile de prévoir longtemps à l'avance certains déplacements. Les 2 dernières années, j'ai passé les 2 mois d'hiver au soleil d'Australie, tout ça me change donc beaucoup.
- Quelques jours avant votre violente chute vous participiez aux Championnats du monde. Sur votre site officiel vous qualifiez vos résultats de "mitigés", selon vous que vous a-t-il manqué dans le contre-la-montre, votre spécialité?
Je vais être banale, j'ai manqué d'un peu de tout: puissance, rythme, échauffement mal géré, préparation physique et mentale très perturbée par mon équipe italienne.
- Globalement le bilan des françaises à ces championnats est en demi-teinte. Selon vous à quoi cela tient-il?
- Quels souvenirs en garderez-vous?
- Avez-vous trouvé un autre groupe sportif pour 2007? Si oui pouvez-vous nous en dire plus? (NB: interview proposée le 16/12/2006)
- Quels objectifs vous êtes-vous fixés pour 2007?
Merci d'avoir accepté de répondre à ces quelques questions et bonne saison 2007."

Julie DHERUELLE
qui a porté le maillot jaune lors du dernier Tour de la Drôme
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La semaine dernière tu as été projetée sur le devant de l'actualité en portant le maillot de leader du Tour de la Drôme à seulement 20 ans, pourtant tu es dans les pelotons depuis quelques années déjà. Peux-tu nous rappeler ton parcours ?
J'ai commencé le vélo à l'Ecole de Cyclisme de mon club, en pupille 2 et je n'ai jamais « lâché » mon vélo depuis. J'ai fait mes premiers championnats de France en 2000 (minime 2) et ma meilleure place en championnat est 13e, en cadette 2. Je suis championne de la Sarthe depuis 2000. Je terminais toujours au pied du podium du championnat régional jusqu'à cette année où je suis devenue championne des Pays de la Loire. Ma meilleure performance est ma 6e place à la manche de Coupe de France, St Amand-Montrond-Châteauroux , ma sélection en équipe de France et mon maillot sur le Tour de la Drôme.
Comment es tu arrivée à faire de la compétition et as tu rencontré des obstacles ?
Mon père pratiquait le cyclisme en 1ère catégorie. Il était au Bataillon de Joinville et en équipe de France donc c'est tout naturellement que mes 2 grands frères et moi nous sommes retrouvés sur un vélo. Et heureusement, je n'ai encore jamais rencontré d'obstacles, pas de grosses blessures,. Je touche du bois pour que ça continue comme ça.
Est-ce que ce maillot jaune a changé quelque chose pour toi ?
Non, parce que j'ai été le chercher en faisant ce que je fais toujours en courses : attaquer. Jusqu'à l'an dernier, ça ne marchait pas souvent mais cette année le travail paie.
Tu as couru ce Tour de la Drôme en Equipe de France, était-ce ta première sélection en équipe nationale ?
Oui, l'entraîneur national m'a remarqué lors de mon échappée entre St Amand-Montrond et Châteauroux.
Cette année tu as décroché ton premier titre de championne des Pays de la Loire et malgré ce maillot jaune dans la Drôme tu n'es pas sélectionnée pour le championnat de France, j'imagine que c'est une déception ?
C'est sûr que c'est une grosse déception, surtout que je préparais le contre-la-montre depuis pas mal de temps. Le plus rageant, c'est que ma non sélection n'est pas basée sur des critères sportifs. Le sélectionneur a décidé de ne prendre aucune fille qui a couru avec l'équipe ThL Services. Nous sommes donc 2 sur la touche : Lucie Garnier et moi.
Quelles sont tes favorites pour le championnat de France ? Pourquoi ?
Les filles du Team Pro Féminin en Genevois sont en grande forme en ce moment. En plus, les filles ont l'air de très bien s'entendre, et ça, ça compte beaucoup. Mais pas mal d'autres filles marchent fort : Marina Jaunatre, Maryline Salvetat, Magali Le Floch, Nathalie Jeuland, et Jeannie Longo que l'on a pas vu jusqu'à maintenant mais qui vient de démontrer, dans le CLM, qu'elle est en grande forme aussi. Il devrait y avoir une belle bagarre.
En début de saison, tu as couru les Ladies Berry Classics sous les couleurs de ThL Services, équipe qui devait être inscrite à l'UCI comme le Team Pro du Genevois ou Vienne-Futuroscope. Pourquoi cette équipe n'a-t-elle pas perduré ?
C'est la fédération qui a changé son règlement en cours de saison pour nous mettre des bâtons dans les roues.
Tu es plutôt une sprinteuse, tu as un site consacré à Bradley McGee et Baden Cooke (www.mcgee-cooke.fr.st), sont-ils des modèles pour toi ?
Je dirais que je suis plus rouleuse que sprinteuse, comme Bradley McGee. Et j'aime beaucoup le caractère de Baden Cooke, c'est un battant, il court pour gagner et rien d'autre !!! J'ai fait un site sur eux il y a 3 ans maintenant mais aujourd'hui, faute de temps, les mises à jours sont rares. Mais je suis toujours leurs résultats sur internet.
Pourquoi ces deux sprinteurs là ?
Je suivais pas mal les résultats de La Française des Jeux, au début de l'équipe. J'ai remarqué Bradley McGee en 1998 lorsqu'il a gagné une étape du Tour de l'Avenir. Puis Baden est arrivé dans la même équipe que Bradley. Ils étaient inséparables donc forcement j'ai suivi aussi les résultats de Baden.
As-tu des modèles chez les femmes ou bien des coureuses que tu admires ? Lesquelles et pourquoi ?
Dans les filles qui courent encore, ce sont Magali Le Floch et Laurence Leboucher. Elles ont quand même un palmarès qui inspire le respect. J'admire aussi Laetitia Belaud, qui ne court plus aujourd'hui. Elle m'a donné beaucoup de conseils quand j'étais cadette et junior. C'est elle qui m'entraînait. On s'appelle encore assez souvent.
Le 27 juin prochain tu prendras le départ de la Grande Boucle, quelles seront tes ambitions sur cette course ?
L'expérience du Tour de la Drôme m'a beaucoup motivée pour les courses à étapes, mais je ne vais pas changer ma façon de courir. J'essaierai de me glisser dans les échappées, j'espère que ça me réussira au moins sur une étape.
Quel sera ton programme de course pour la fin de saison ?
Pour l'instant, mon programme s'arrête à la Grande Boucle. J'ai pris deux semaines de vacances début Août et je ne sais pas encore ce que je ferai après. J'aimerais bien participer au Trophée d'Or.
Le cyclisme féminin aujourd'hui
Penses-tu qu'une femme puisse vivre de la pratique de son sport à l'heure actuelle ?
Je ne pense pas. Aujourd'hui, elles sont 2 françaises : Laurence Leboucher et Jeannie Longo. Elles ont le palmarès pour. Des titres de championne de France ne suffisent pas.
Quel regard portes-tu sur le cyclisme féminin ?
Entre 2005 et 2006, il y a une évolution avec la création de groupes UCI. Ils sont bien structurés et permettent aux filles de faire pas mal de belles courses. Il faut que ça continue ainsi.
Selon toi, pourquoi peu de sponsors s'engagent dans ton sport alors que le tennis féminin, l'athlétisme ou d'autres sports féminins sont soutenus par des sponsors ?
En grande partie à cause du peu de retombées médiatiques. Rien à la télé, peu dans le journal. On trouve quand même pas mal de choses sur Internet mais ça intéresse moins les sponsors.
Quelles seraient selon toi les solutions à mettre en place pour développer le cyclisme féminin ?
Je pense que la création de groupes UCI est une solution. Cela permet aux filles de faire des courses de niveau internationales, car il y en a peu qui ont le niveau. Il faut nous laisser le temps et les opportunités de progresser car je suis persuadée qu'il y en a qui en ont le potentiel.
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Merci beaucoup à Julie Dhéruelle qui a accepté de répondre à ces quelques questions. Vous pouvez visiter son site consacré à Bradley Mc Gee et Baden Cooke ou bien son blog.

Isabelle HOFFMANN (Lux)
Palmarès
2001
| 30/06 - 01/07 | Championnats nationaux | 3e |
| 16/09/01 | Challenge Lady Team | 3e |
2002
| 07/04/2002 | Challenge de l'Est, Dole | 3e |
| 19/05/2002 | LBS-Cup Schwenningen (Juniors) | 3e |
| 30/6/2002 | Championnats nationaux | 2e |
| 07/07/2002 | Ronde du Houblon | 20e |
| 28/07/2002 | Jubilaümsradrennen Prüm | 1e |
| 02/07/2002 | Chp Europe Espoirs Bergamo contre-la-montre | 22e |
| 04/07/2002 | Chp Europe Espoirs Bergamo course en ligne | 44e |
| 21/08 - 23/08 | Albstadt Etappenrennen /juniors (étapes: 8e/6e clm/13e/13e/8e) | 6e |
| 28/08 - 01/09 | Trophée d'Or (6 étapes) | 46e / 17e meilleure jeune |
| 24/09/2002 | Challenge de l'Est (juniors) | 2e |
| 08/10/2002 | Chp Monde Zolder contre-la-montre juniors | 13e |
| 11/10/2002 | Chp Monde Zolder en ligne juniors | 30e |
2003
| 20/05/2003 | Challenge de l'Est ST. Urbain | 3e |
| 28/06/2003 | Championnats nationaux | 1e |
| 24/07 - 27/07 | Tour de la Haute-Vienne (catégorie 2.15, Dames Elites) | 12e |
| Juillet 2003 | Challenge de l'Est, Bernolsheim | 1e |
| 03/08/2003 | Challenge de l'Est, Saint Léger Vauban | 4e |
| 21/09/2003 | Challenge de l'Est (Finale) Rambervilliers au scratch | 2e |
| 10/08/2003 | Sparkassen Giro Bochum (catégorie UCI) | 39e |
| 17/08/2003 | Championnats d'Europe à Athènes | 37e |
2004
| 03/04 - 04/04 | Ladies Berry Classics (étapes: 14e/14e) | CG 12e |
| 18/04/04 | Ronde van Gelderland | 40e |
| 24/04/2004 | Triplé Trierweiler | 1e |
| 25/04/2004 | Düren | 15e |
| 01/05/2004 | Trophée des Grimpeurs (Coupe de France) | 28e |
| 15/05/2004 | Assebroek (catégorie 1.15, Dames Elites) | 3e |
| 25/05/2004 | Etoile de l'Est / Preuschdorf | 4e |
| 29/05 - 31/05 | Three Days of Bedford (2e/8e/2e/4e/10e) vainqueur GPM | 2e |
| 15/06 - 19/06 | Tour de la Drôme (40e/24e/29e/14e/26e) Montagne: 13e Points chauds: 11e | CG 24e |
| 27/06/2004 | Championnats nationaux | 1e |
| 03/07/2004 | Braunschweig | 12e |
| 04/07/2004 | Braunschweig | 9e |
| 14/07 - 17/07 | Tour de Bretagne (41e et 2e cl. montagne/44e et 6e montage/42e/49e/38e) Montagne final: 6e / Jeunes: 7e | 37e |
| 22/07 - 25/07 | Tour de la Haute-Vienne (22e/33e/22e/18e) | 17e |
| 01/08/2004 | Etoile de l'Est Gand | 11e |
2005
| 17/04/2005 | Karbach | 33e |
| 24/04/2005 | Queidersbach | 38e |
| 19/06/2005 | Challenge de l'Est / Seichamps / Espoirs | 1e |
| 25/06/2005 | Championnats nationaux | 2e |
| 02/07/2005 | Braunschweig (Critérium) | 6e |
| 02/07/2005 | Braunschweig (en ligne) | 18e |
| 09/07/2005 | Homburg | 10e |
| 15/07 - 17/07 | LSB Cup (19e/17e/11e) | 17e |
| 31/07/2005 | Chammenge de l'Est / St Nabord / Cadettes | 3e |
| 07/08/2005 | Sparkassen Giro Bochum (catégorie UCI) | 56e |
| 17/08 - 19/08 | Albstadt Etappenrennen | 14e |
| 04/09/2005 | Finale Challenge de l'Est à Monceau-les-Mines | 3e |
| 07/09 - 11/09 | Tour de l'Ardèche 17e meilleure jeune | 41e |
| 18/09/2005 | Chrono Champenois | 11e |
| 22/10/2005 | Cyclo-cross Lebekke (international) | 10e |
| 01/11/2005 | Cyclo-cross Oudenarde-Melden, Koppenberg (international) | 9e |
| 13/11/2005 | Cyclo-cross, Coupe du Monde à Pijnacker | 24e |
| 20/11/2005 | Frankfurt | 10e |
| 25/12/2005 | Cyclo-cross, Coupe du Monde à Hofstade | 35e |
| 31/12/2005 | Cyclo-cross, Coupe du Monde à Hooglede - Gits | 38e |
| 08/01/2006 | Championnat du Luxembourg à Kayl | 1e |
Isabelle va commencer sa saison 2006 sur route à l'occasion du club-championnat au Luxembourg, puis elle ira en Belgique pour le Championnat du monde des Universités (contre-la-montre et route). En avril elle participera aux Ladies Berry Classics en France sous les couleurs de son équipe nationale. La suite de son programme de courses n'est pas encore définitivement établie.
Isabelle HOFFMANN, dans quelle région courrez-vous?
Entraînement : Luxembourg, courses ; France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas
- Combien d'heures par semaine vous entraînez-vous?
15-20h
- Combien de kilomètres par an faites-vous?
environ 15 000km
- Quelle roue libre utilisez-vous au cours de la saison et pourquoi ce choix? Ou bien adaptez-vous le matériel que vous utilisez en fonction des compétitions auxquelles vous participez?
J’adapte mon matériel à la compétition.
- Quelle denture utilisez-vous généralement (petit et grand plateau)? Quels en sont les avantages et les inconvénients?
Le petit plateau pour l’entraînement,le grand plateau pour la course !
- Utilisez-vous des roues 650 ou 700? Pourquoi?
J’utilise les 700.
- Comment fonctionnez-vous dans votre préparation? Merci de développer.
Entraînement : Lundi : Repos ou repos actif de ½ -2 h; Mardi, mercredi, jeudi : 2-4h ; vendredi : 1-2h ; samedi : 2h ou compétition ; dimanche : compétition.
- Avez-vous un entraîneur?
Pas d’entraîneur, parfois j’obtiens des conseils lors des compétitions.
- Faites-vous une coupure durant l'hiver?
Généralement, je fais 2 ou 3 semaines de repos après la saison sur route, puis je recommence. Cette année, je n’ai pas fait de coupure, j’ai commencé avec le cyclo-cross.
- Quelle a été votre plus grande satisfaction depuis le début de votre carrière?
La 13e place aux championnats du monde contre la montre (junior).
- Quelle fut votre plus grande déception?
Trophée d’Or en 2004, j’avais un manque de motivation et j’ai arrêté la course.
- Etes-vous issue d'une famille sportive?
Plus ou moins : Mon père fait du vélo, ma mère fait aussi parfois des tours à vélo et mon frère, Alex, fait un peu de tout.
- Vous souvenez-vous de votre premier vélo? Quel souvenir en gardez-vous? Le possédez-vous toujours?
Mon père a acheté mon premier vélo lors d’une faillite d’un magasin de sport. Alors j’ai commencé la compétition. Je le possède toujours, mais je ne l’utilise plus, car il est trop grand et trop lourd. Je l’ai donné à mon père.
- Pourquoi avoir choisi le vélo? Que vous apporte la pratique du cyclisme? Quelles sensations vous apporte-t-il par rapport à d'autres sports?
Le vélo offre une grande indépendance, on peut le pratiquer à chaque instant, seule ou avec des copains/ ines. Et puis on est dans la nature, on respire bien. D’autre part la pratique du cyclisme me procure un certain équilibre.
- Dans la mentalité française le cyclisme est un sport plutôt réservé aux hommes, comment en êtes-vous arrivé à faire de la compétition?
Depuis toujours j’étais impressionnée par les cyclistes. Cette attraction était tellement forte, que je désirais faire de la compétition.
- Quels obstacles avez-vous rencontrés ?
J’ai eu beaucoup de problèmes avec la Fédération de cyclisme, qui pensait que le vélo était réservé aux hommes. Cette opinion est toujours présente dans la tête de beaucoup de gens. Heureusement la Fédération luxembourgeoise a changé d’avis et l’équipe nationale des femmes a fait de belles courses dans la saison 2005. Depuis l’année 2005, on a réussi de former un team, c’est une équipe avec des filles super sympas, motivées et un staff formidable !
- Par rapport à votre expérience de la compétition, quels conseils pourriez-vous donner? Que faut-il faire, que faut-il éviter?
Il faut toujours garder confiance en soi. On ne doit pas se laisser décourager, car il y a des hauts et des bas.
Le cyclisme féminin aujourd'hui
- Pensez-vous qu'une française peut vivre de la pratique de son sport à l'heure actuelle?
Non, dans le cyclisme féminin il n’ y a pas d’argent à gagner. A part quelques exceptions, rares sont les femmes qui peuvent vivre de leur sport.
- Quel regard portez-vous sur le cyclisme féminin? Et en France plus particulièrement?
Le cyclisme féminin n’est pas apprécié à sa juste valeur. L’écart entre hommes et femmes est démesuré. Pour les mêmes performances les femmes obtiennent un pourboire à côté des hommes. Comme pratiquement toutes les femmes exercent une profession, leur mérite est plus grand.
- Selon vous, pourquoi peu de sponsors s'engagent dans votre sport alors que le tennis féminin, l'athlétisme ou d'autres sports féminins sont soutenus par des sponsors?
A cause des médias. Le cyclisme féminin est inconnu pour le grand public. Les sponsors s’engagent seulement, si on touche la grande masse.
- Quelle est la plus grosse somme d’argent que vous a rapporté une course ?
108€
- Quelles seraient selon vous les solutions à mettre en place pour développer le cyclisme féminin?
Il faut parler davantage du cyclisme féminin, il faut le présenter à la télé. Pour les spectateurs il n’y a pas de différence entre des courses hommes et femmes. Il faut le support des médias pour rendre le sport populaire.
Je ne remercierai jamais assez Isabelle Hoffmann pour sa gentillesse et sa disponibilité. Elle a en effet dû m'envoyer trois fois sa réponse en raison des problèmes d'ordinateur que j'ai eu ces derniers mois. Merci beaucoup Isabelle!
Merci aussi au webmaster du site Velopalmares qui m'a donné la photo d'illustration située dans le cadre "A la une".




