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Du 05 au 10 septembre 2011: 

   9ème Tour Cycliste Féminin International de l'Ardèche (France)

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 14:43
Avant-propos

A l'origine vous deviez découvrir un article sur une jeune fille inconnue du public, le papier aurait pu se transformer en un entretien. Finalement c'est un message d'amitié très fort qui nous unit l'un à l'autre que nous vous adressons ce point de vue.
Notre but est celui d'encourager ces jeunes filles qui connaissent le plus souvent les galères et peu les podiums qui nous a incité à vous communiquer ce témoignage. Lorsque vous prendrez le départ d'une épreuve, même pour n'avoir que la grande joie de conclure, sachez que nous sommes à vos côtés et que nos encouragements vont vers vous.


Pauline cette inconnue!

Pauline Abautrer est née le 2 avril 1989 à Chatellerault, elle va bientôt avoir 20 ans, elle mesure 1m62 pour 52 kgs. Lors de son arrivée sur cette planète, Pauline était accompagnée d'une jumelle: Angélique, qui après un petit essai dans le cyclisme pratique désormais l'équitation à un haut niveau.
"J'ai commencé le vélo en pupille 2 avec ma soeur jumelle à l'initiative de notre papa, on a pris du plaisir avec elle, on se partageait les victoires (...) J'ai toujours couru sous les couleurs de la vélophile naintréenne qui m'a permis de cotoyer Manou (Merlot, NDLR) ou encore Mélanie (Bravard, NDLR) que tu connais." Qui mieux que Pauline pouvait se décrire aussi bien, résumant en quelques lignes une véritables passion qui n'arrêtera jamais?

C'est en minimes que Pauline a obtenu ses meilleurs résultats en 2003. Nous sommes le 18 Mai et nous nous trouvons à Colombiers, petit village près de Chatellerault (patrie de Manou Merlot et Sylvain Chavanel). Ce jour-là reste probablement un jour faste pour notre championne qui s'adjuge le titre régional devant Pauline Joubert et Marine Besseau mais enlève dans la catégorie l'interrégion.

Depuis, Pauline qui participe le plus souvent possible aux épreuves régionales, prenant sur son temps libre (elle en a peu), s'est consacrée à sesw études. Baccalauréat en poche avec une année en Faculté de Droit, elle vient de réussir son Coucours d'entrée dans la Police Nationale, rêve de toujours et attend avec impatience son incorporation à l'école de Police pour y préparer son avenir. "Actuellement je suis dans l'incertitude, mais je continue à m'entraîner réguliérement, 3 à 4 fois par semaine, de 250 à 400 kms sur l'ensemble, en foncier essentiellement et avec mon club. Je sais qu'il sera sans doute difficile d'allier mon futrur métier et ma passion, mais tant que je pourrais m'entraîner..."

A vous toutes qui venaient de nous lire, nous venons de prouver que rien n'est impossible. Quant à nous deux, notre amitié l'un pour l'autre flambera longtemps.

Pauline ABAUTRET et Philippe MORENNES
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 13:31
Voici la traduction d'un article publié sur le site lasprovincias.es et dont vous pourrez consulter la version originale ici.

La cycliste olympique Anna Sanchis conjugue sa carrière cycliste avec des études de médecine. La valencienne partira demain pour l'Italie, où elle a signé avec l'équipe Safi-Pasta Zara .

Anna Sanchis Chafer
Quand elle avait cinq ans on lui proposa de courir avec l'équipe de son village. Pour elle c'était simplement un jeu, "une activité pour passer les samedis après-midi". A ce moment-là la seule chose qui la préoccupait c'était que la couleur des vêtements qu'elle allait revêtir avec son équipe soit belle.


A 21 ans il reste très peu de chose de cette fillette qui participait aux courses pour "goûter et obtenir une médaille que l'on remettait à tous ceux qui couraient". Anna Sanchis a déjà beaucoup couru. Sur les routes du monde entier. Et pour la vie. L'été dernier à Pékin elle réalisa son rêve de participer à des Jeux olympiques. Depuis quelques semaines elle récupère de sa dernière opération. Déjà la troisième. Tandis que son genou se rétablit de la douleur elle se présente aux examens. Elle étudie la médecine. "Une carrière pas trop difficile mais à laquelle il faut dédier de nombreuses heures, comme le cyclisme" assure-t-elle.


Chez Anna le sport sur deux roues lui vient de famille. Son père José Salvador fut cycliste professionnel. Sa mère avait une boutique de cycles à Xàtiva. "C'est mon monde depuis toute petite. Au début je courrais pour le plaisir mais à 15 ans j'ai commencé à courir davantage. Mais pas autant que maintenant. Cela fait deux ans que je le fais sérieusement."

L'une des étapes les plus importantes qu'elle franchit dans sa carrière fut à Pékin. Là-bas elle vécut quelques mois mémorables. Par ce qu'elle a appris en compétition et en dehors. "Mon père m'avait dit à quel point c'était émouvant d'être aux Jeux olympiques, lui était allé à ceux de Los Angeles 84. Mais la sensation que tu as là-bas ne peut pas s'expliquer." Anna se souvient qu'elle dût démontrer, avant la course, qu'elle devait représenter l'Espagne à Pékin. "On venait de m'opérer en février et je n'avais toujours pas eu de temps pour récupérer. Mais le sélectionneur avait confiance en moi. Et moi je lui retournais la confiance qu'il avait en moi. A lui et à tous ceux qui ne comprennaient pas pourquoi c'était moi qui allais là-bas."

De même, en Chine, elle a du surmonter la douleur que suppose le fait qu'une de ses partenaires soit prise pour dopage. Elle a aussi vécu au premier plan la sécurité de la ville. "Les contrôles étaient très importants. Pour entrer et sortir de l'hôtel c'était pire qu'aux aéroports. J'étais impressionnée de voir des hommes armés jusqu'aux dents." Et il lui a fallu du temps pour connaître un peu la vraie Chine. Celle que l'on ne voyait pas dans les médias. "Je pouvais voir à quel point les gens vivaient mal, les bidonvilles dans lesquels ils passent leurs journées. Ce fut quelque chose de très dur, de très différent de ce que j'avais vu jusqu'alors."


En rentrant de Pékin elle vécut un autre moment inoubliable. La nouvelle que l'on devait à nouveau l'opérer fut une douche froide pour elle: "J'ai pensé abandonner. Mais avec l'appui des miens j'ai réussi à aller de l'avant." Anna est amoureuse de Xàtiva, de son village Genovés, le lieu où elle est née et aussi de Valence, où elle vit pendant la semaine. La sportive prend du plaisir à rouler sur les routes qui unissent ces trois points. Mais dans peu de temps elle cessera de le faire. Du moins aussi souvent. L'athlète olympique a signé avec l'équipe italienne Safi-Pasta Zara. "L'Italie est le pays où le cyclisme féminin a le plus d'importance." Le périple de la valencienne jusqu'au pays transalpin a une raison: "En Espagne le cyclisme féminin va mal, même si maintenant la Fédération a changé et que les nouveaux membres ont l'intention d'améliorer la condition des femmes et qu'ils ont l'élan pour cela. Mais les gens aussi doivent répondre. En Espagne il y a le niveau, il y a de bonnes coureuses et elles doivent s'impliquer."


Anna part en Italie avec une condition: que l'on respecte ses études. Les conseils de sa mère pour qu'elle ne laisse pas son autre carrière de côté ont fait leur effet: "Maintenant le cyclisme est ma profession, mais dans quelques années ce sera un loisir. Alors je m'en vais parce que l'on respecte ma période d'examens, on m'a dit qu'il n'y avait aucun problème." Anna considère qu'elle a de la chance. Sa nouvelle équipe respecte ses examens. Et à l'université ils prennent en compte sa carrière sportive: "Je ne peux pas me plaindre du traitement des professeurs en ce moment. Ils ont toujours été souples avec les examens et les entraînements quand j'étais en période de compétition."


La valencienne a confiance en elle. Elle ne porte pas de grigris, elle n'a pas non plus de rituels avant d'aller courir. "La compétition je la prends comme un passe-temps." Un sentiment bien différent quand elle affronte les examens: "Ils me procurent plus de stress (...)". Bien qu'elle soit concentrée c'est difficile d'oublier à 100% les examens c'est pour cela qu'elle fait une petite escapade pour étudier: "Pendant la préparation pour le Giro, je me couchais tard mais je ne sais pas pourquoi je me réveillais à six heures du matin de sorte que je prenais mes notes et que je les relisais dans le bain." Et si c'est difficile de concilier des études de médecine avec le sport de haut niveau, ça l'est encore plus avec la musique: "J'ai aussi fait du violoncelle à une époque. Mais la seule chose avec laquelle je me suis toujours divertie c'est le cyclisme."


Demain elle part en Italie. Elle ne pourra plus s'entraîner aussi souvent avec les grands du cyclisme valencien, comme David Bernabéu, qu'elle considère comme un de ses guides et dont elle assure avoir appris autant que de son père.

Copyright et Crédit photo: lasprovincias.es

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 16:22
Lorsque l'expression "ange gardien" est prononcée, la première image visuelle est automatiquement celle de Joséphine, la star de TF1 qui est là pour sortir, à chaque épisode, ses protégés des gros ennuis qu'ils rencontrent et leur apporter au bout la victoire, sur les autres, mais surtout sur eux-mêmes.

Dans le cyclisme féminin, nous entrons dans le concret avec ALFRED. Au service d'un sport à qui il a tout donné et à toutes les filles dont il est la parrain, il n'hésite pas à partager chaque instant de sa vie.

Alfred North, 66 ans, est devenu l'avocat d'un sport  méconnu il y a un peu plus de trente ans déjà. Son combat se compose d'actes en faveur des cyclistines, laissant aux autres les longs discours. De part ses écrits, il est l'auteur du fameux "Tout le cyclisme féminin. Performances", encyclopédie de l'année écoulée dans tous les domaines, à tous les niveaux. Présent aussi sur les grandes épreuves internationales où il est invité d'honneur comme le Tour de l'Aude, la Grande Boucle ou le Trophée d'Or, il n'hésite pas à prendre sur son temps pour être à votre écoute. Sa panoplie sera parfaite si nous vous disons qu'il est le créateur de nombreux classements, le plus glorieux étant à nos yeux le Préstige Sylvie Valentin (du nom de sa marraine), créé en 1984 pour couronner les minimes et cadettes de France. En dehors de lui, personne ne s'intéresse au sujet épineux qu'est l'avenir de ce sport.

Pour conclure, comme Alfred North est votre ange gardien, envoyez-lui tous les documents et photos vous concernant pour que le rêve de Noël ne s'arrête pas.
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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 14:22
Sur une course de vélo, le speaker est le personnage central. Connu et reconnu de tous, il est le lien privilégié entre l'organisateur, les concurrent(e)s et le public. Afin de mieux connaître cette fonction, partons à la découverte de Joël BRUNEAU, speaker officiel du Tour de l'Ardèche, l'une des nombreuses courses qu'il commente tout au long de la saison.


Joëm Bruneau et Nicole Cooke
Joël BRUNEAU en compagnie de la championne olympique et future championne du monde Nicole Cooke au Tour de l'Ardèche 2008 (étape de Cruas).


Joël, pourrais-tu te présenter en quelques mots?

J'ai débuté le vélo très jeune mais la compétition à seulement 26 ans. Coureur de bon niveau en FSGT j'ai surtout gagné des CLM et Poursuites sur piste. Par la suite je suis devenu Educateur et DTN pour la formation des futurs entraineurs. J'ai eu une école de cyclisme d'où est issu un certain Christophe DUPOUEY plusieurs fois Champion de France VTT et Vainqueur d'une Coupe du Monde. En 93 je suis recruté comme éducateur par le club FFC de Tarbes.C'est avec ce club que je fais mes débuts d'animateur pour pallier l'absence de l'Officiel.


Comment en es-tu arrivé à commenter des courses de cyclisme féminin et pourquoi le cyclisme féminin?

Je prends ma première licence en 95. Cette même année je rencontre un ami qui avait fait le Tour Féminin avec la caravane et qui me fait rentrer comme adjoint de Rémi PIGOIS. Le Féminin par hasard et en plus le Tour Féminin comme baptême. J'étais dans mes petits souliers mais avec Rémi comme professeur j'ai vite appris et souvent les spectateurs ont crû que nous préparions nos interventions à l'avance.


Quels souvenirs gardes-tu de la première course que tu as commenté?

Mes souvenirs sont les mêmes qu'un enfant qui a rencontré le Père Noël.


Quels sont tes meilleurs souvenirs de course? Les plus mauvais?

Mes meilleurs souvenirs, la rencontre de ces Grandes Championnes et de leur simplicité. Le premier cadeau qui m'a fait frissonner, c'est le maillot Vert de Jeanne GOLAY et le maillot de Championne du Monde de Jeannie LONGO.
Dans les plus mauvais je citerais mon éviction de La Grande Boucle au bout de 7 ans à cause de mon....accent ?


Au fil des années n'y a-t-il pas une certaine lassitude qui s'installe?

La lassitude ne me guette pas encore, ce milieu est pour moi une vraie source de Jouvence.

Joël BRUNEAU
Comment te prépares-tu à commenter une course? Cela demande-t-il beaucoup de travail de préparation en amont?

Pour être performant la recette est simple. Que l'on commente une ou plusieurs courses il faut être au courant de tous les résultats de nos Championnes qu'elles soient de n'importe quel endroit de la planète. Je suis régulièrement les performances des unes et des autres grâce à internet. Je tiens à jour environ 2000 Fiches qui me suivent sur toutes les épreuves. Lorsque je reçois la liste des engagées je fais un classeur avec les fiches des Filles concernées.


Après toutes ces années ressens-tu encore le trac avant de "monter sur scène"?

Sur les courses Régionales ça va mais sur les grandes courses Internationales je stresse plus ou moins la veille mais une fois lancé plus de souci. Lorsque je courrais c'était pareil.


Faut-il nécessairement être passionné pour exercer cette fonction?

La Passion est primordiale pour faire vibrer le public. Si on y va avec l'enthousiasme de celui qui trime au boulot, il vaut mieux laisser tomber. Il faut avoir de l'admiration pour celles que l'on veut faire découvrir au public. Il est vrai qu'ayant été pratiquant il est plus facile d'apprécier à sa juste valeur la performance des unes et des autres.


Au cours des dernières années tu avais lancé l'idée d'une nouvelle course féminine, "Au Tour des Féminines", où en est le projet? Penses-tu qu'il pourra se concrétiser un jour?

« Autour des Féminines » est toujours dans nos projets mais nous avons des soucis avec la Fédération et certains Organisateurs pour retrouver la date qui nous appartient au calendrier. Il faut nager en eaux troubles et ce n'est pas nôtre tasse de thé contrairement à certains. Je continue a espérer car on se bat pour « les Filles ».


Le cyclisme féminin n'est qu'une partie de ton activité, pourrais-tu nous en dire plus sur les autres sports où tu officies?

A part les Filles j'officie avec les Garçons dans ma région mais j'ai aussi fait des animations avec la Boxe Américaine et surtout le Basket Pro Féminin avec le TGB, le club Tarbais qui est dans le haut du tableau. Depuis deux ans on vient même me solliciter pour des animations aussi diverses que spectacle de jazz ou défilé de robes de Mariées.


En te remerciant d'avoir accepté de répondre à ces quelques questions, je te laisse le mot de la fin.

Pour le mot de la fin je commence par te remercier de t'intéresser à moi et surtout de soutenir le vélo Féminin qui n'est pas assez reconnu même, par nos dirigeants bien souvent. Malgré tout je rencontre de plus en plus de monde sur les routes et les mentalités évoluent, on prend, enfin, au sérieux nos Championnes et on sait mieux apprécier leurs performances.

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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 18:19
Ouest-France consacre un article à Françoise Prod'homme qui participa à 3 Tours Féminins (1988, 1989 et 1993). Elle cotoya les plus grandes coureuses de l'époque, Jeannie Longo qu'elle a battu sur une étape de la Mi-Août bretonne il y a 20 ans mais aussi la "Mamma Volante", l'italienne Maria Canins. Elle a emmené son vélo sur les plus grandes courses féminines de l'époque, qu'il s'agisse du Tour de Norvège, du Tour du Texas ou même du Tour de RDA, juste avant la chute du Mur de Berlin.

Retirée de la compétition en 2000, Françoise Prod'homme travaille désormais dans une société de location de voitures. Toujours licenciée au club cyclotouriste de Ploubezre, elle suit toujours, d'un oeil connaisseur, le cyclisme.

Lien:
Portrait de Françoise Prod'homme par Ouest-France.
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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 21:13
Le site maville.com reprend un article du journal Ouest France qui dresse un portrait de Pascale Jeuland. Agée d'à peine 21 ans Pascale Jeuland a déjà remporté la Coupe de France, a terminé sur le podium du championnat d'Europe sur piste à 18 ans et affiche déjà six titres nationaux à son palmarès.

A 3 mois des Jeux olympiques Pascale Jeuland se dit sereine. La préparation pour les Jeux lui permet de se remotiver car elle a parfois quelques coups de blues en raison du statut amateur du cyclisme féminin. Elle a mis toutes les chances de son côté pour préparer au mieux cet événement.

Lisez l'article intégral
ici.
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 21:22
Le site velo101 propose une interview de Mélanie Bravard réalisée à Sannois à l'occasion du Trophée des grimpeurs. Elle y explique qu'elle se sent bien au Team Lot-et-Garonne (la saison dernière elle était chez Vienne-Futuroscope) et souligne l'importance de l'esprit d'équipe. Elle expose aussi ses objectifs pour le Championnat de France espoir et pour la Coupe de France.
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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 14:52

L'ancien coureur professionnel Sven Montgomery dirige désormais le groupe sportif suisse féminin Bigla Cycling Team. Il a été recruté par cette équipe féminine en 2006 un peu par hasard, en répondant à une petite annonce. En intégrant ses nouvelles fonctions il a découvert un autre monde, aux moyens restreints.

"Sven Montgomery apporte sa vision du vélo pour développer le cyclisme féminin" précise le site cyclismag qui publie une interview de Sven Montgomery où il explique qu'il essaye d'apprendre aux femmes à être plus offensives sur un vélo. Selon lui c'est la clé de la réussite pour le cyclisme féminin car cela permettrait à la presse et aux médias de s'intéresser davantage à elles et aux femmes de gagner de meilleurs salaires.

Lisez l'interview de Sven Montgomery sur cyclismag en cliquant
ici.

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25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 14:09
Après un très beau début de saison où elle pointe en 5ème position de la Coupe du Monde et en tête du classement FFC, Edwige Pitel sera frappée par la malchance. Elle chute d'abord lors du championnat de France et se voit privée de Giro, à la suite de quoi Aliverti l'empêche de courir sous ses couleurs jusqu'à la fin de la saison, anéantissant ainsi toutes ses chances de bien figurer au classement final de la Coupe du Monde. C'est dans ces circonstances qu'Edwige Pitel s'entraîne pour les Championnats du Monde. Sa fin de saison sera précipitée à cause d'une violente chute début octobre au cours de laquelle elle perd connaissance, se fracture le nez, la mâchoire supérieure, plusieurs dents et se fait de nombreuses blessures au visage. Aujourd'hui elle a accepté de répondre à une interview où elle revient sur cette saison noire et nous révèle ses objectifs pour 2007.


- Blog du Cyclisme Féminin: "Edwige Pitel, la 1ère question que l'on a envie de vous poser c'est comment allez-vous suite à votre terrible chute du 4 octobre dernier?
Edwige Pitel: "Ca va bien physiquement et moralement. Mais j'ai quand même des soucis permanents avec mes dents et mes gencives. Avec 9 dents touchées directement lors du choc, j'ai des douleurs permanentes liées aux différents traitements assez lourds (implants, perte osseuse, gencive abîmée, dents mal replacées…). De plus mes dents ont toujours la mémoire du choc en sensibilité et j'ai maintenant des problèmes d'occlusion qui m'obligent en permanence à réfléchir pour trouver une position de 'repos' et me soulager des pressions sur certaines dents non accidentées.

- Dans quelles circonstances s'est produite cette chute? Aurait-elle pu être évitée?
La chute s'est produite bêtement, à faible vitesse, sur un flottement dans un changement de direction du parcours habituel, entre Thomas Rostollan et moi. Nos guidons se sont accrochés pour je ne sais quelle raison vraiment. Comme je n'ai pas vu la chute venir, je n'ai pas eu le réflexe de me protéger le visage en mettant les mains en avant par exemple.
Des accidents comme celui-là, on peut toujours les éviter avec des si.


- Avez-vous repris l'entraînement depuis? Après une telle chute n'a-ton pas une petite appréhension avant de remonter sur un vélo?
N'ayant aucune mémoire, même inconsciente de la chute, je n'ai pas plus d'appréhension qu'avant sur un vélo. Bien sur, j'ai toujours dans un coin de ma tête qu'il faut éviter la chute, mais ça ne date pas de 4 mois. J'ai repris environ 2 mois après, par du VTT sur des grands chemins d'abord. Maintenant, je fais de nouveau un peu de tout, VTT, course à pied, vélo route et piste.


- Durant l'hiver, combien d'heures par semaine roulez-vous en moyenne? Qu'est-ce qui change dans votre entraînement par rapport à la saison cycliste?
Cette année, outre la chute, je procède à de grands changements dans mon organisation de vie. En disponibilité depuis plusieurs années, j'ai repris un travail à mi-temps, par détachement au sein du service informatique de la ville de Grenoble. Cela implique de déménager de Marseille à Grenoble, d'être aujourd'hui licenciée au club ASPSA de Grenoble, de découvrir un nouvel entraînement court en temps, plus qualitatif en contenu, différent en parcours. Mes soins dentaires perturbent aussi beaucoup la préparation de ma saison, difficile de prévoir longtemps à l'avance certains déplacements. Les 2 dernières années, j'ai passé les 2 mois d'hiver au soleil d'Australie, tout ça me change donc beaucoup.


- Quelques jours avant votre violente chute vous participiez aux Championnats du monde. Sur votre site officiel vous qualifiez vos résultats de "mitigés", selon vous que vous a-t-il manqué dans le contre-la-montre, votre spécialité?

Je vais être banale, j'ai manqué d'un peu de tout: puissance, rythme, échauffement mal géré, préparation physique et mentale très perturbée par mon équipe italienne.


- Globalement le bilan des françaises à ces championnats est en demi-teinte. Selon vous à quoi cela tient-il?
Je pense que Jeannie et moi avions les moyens d'être dans le 1er groupe, et le bilan des résultats auraient déjà été tout autre. Jeannie a abandonné sur crevaison, pas de chance. Moi, j'étais un peu mal placée (environ 20e ) quand ça s'est mis à visser juste avant le 2e poste de ravitaillement. Là, sur un étranglement, j'ai évité la chute de justesse sur le freinage brusque d'une italienne, et l'effort que j'ai fait pour recoller au pied du mur, je l'ai payé cash en ratant d'un rien le bon wagon dans le mur. Je me suis retrouvée en chasse patate avec Pucinskaite, et c'était fini. J'étais d'autant plus frustrée que, tout le début de saison, j'ai régulièrement figuré dans ce 1er groupe en Coupe du Monde, et que j'avais à coeur de ramener un bon résultat pour valider les choix de notre nouvel entraîneur national G. Brocks .

- Quel bilan personnel tirez-vous de votre saison 2006? Avez-vous atteint vos principaux objectifs?
Je voulais faire le circuit complet de Coupe du Monde, le début de saison était bon en sensations et en terme de résultats sur ces épreuves. La 2ème partie de saison a été complètement gâchée par le conflit interne avec mon équipe italienne, qui m'a empêchée de courir et que j'ai dû combattre sur le plan juridique. Cela m'a épuisée nerveusement et j'ai gâché tous mes championnats, français déjà et mondiaux surtout.


- Quels souvenirs en garderez-vous?
J'avais le niveau des 20 meilleures mondiales, mais le bilan des résultats de ma saison est globalement pauvre et avec ma chute du 4 octobre, 2006 restera pour moi une année noire.


- Avez-vous trouvé un autre groupe sportif pour 2007? Si oui pouvez-vous nous en dire plus? (NB: interview proposée le 16/12/2006)
Pour 2007, je vais courir avec l'équipe autrichienne UNIQA. Je connais quelques filles de cette équipe qui étaient avec moi en Australie, c'est pourquoi je suis confiante pour cette année. Les relations sont simples, claires, pour tout, calendrier, matériel, finances, déplacement. Tout est bien organisé, c'est appréciable.


- Quels objectifs vous êtes-vous fixés pour 2007?
Me remettre complètement de mon accident sur un plan médical, me stabiliser dans ma nouvelle vie à Grenoble et avoir des résultats sportifs à la hauteur de mon potentiel sur les championnats nationaux et mondiaux dans un 1er temps, faire mon maximum du moment sur les autres courses. Progresser physiquement et tactiquement avec mon nouvel entraînement / entraîneur.


Merci d'avoir accepté de répondre à ces quelques questions et bonne saison 2007."
Merci à toi, Stéphane, de faire vivre un site de cyclisme féminin."
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23 juin 2006 5 23 /06 /juin /2006 14:45

Julie DHERUELLE

Julie DHERUELLE
qui a porté le maillot jaune lors du dernier Tour de la Drôme
...
...

La semaine dernière tu as été projetée sur le devant de l'actualité en portant le maillot de leader du Tour de la Drôme à seulement 20 ans, pourtant tu es dans les pelotons depuis quelques années déjà. Peux-tu nous rappeler ton parcours ?

J'ai commencé le vélo à l'Ecole de Cyclisme de mon club, en pupille 2 et je n'ai jamais « lâché » mon vélo depuis. J'ai fait mes premiers championnats de France en 2000 (minime 2) et ma meilleure place en championnat est 13e, en cadette 2. Je suis championne de la Sarthe depuis 2000. Je terminais toujours au pied du podium du championnat régional jusqu'à cette année où je suis devenue championne des Pays de la Loire. Ma meilleure performance est ma 6e place à la manche de Coupe de France, St Amand-Montrond-Châteauroux , ma sélection en équipe de France et mon maillot sur le Tour de la Drôme.


Comment es tu arrivée à faire de la compétition et as tu rencontré des obstacles ?

Mon père pratiquait le cyclisme en 1ère catégorie. Il était au Bataillon de Joinville et en équipe de France donc c'est tout naturellement que mes 2 grands frères et moi nous sommes retrouvés sur un vélo. Et heureusement, je n'ai encore jamais rencontré d'obstacles, pas de grosses blessures,. Je touche du bois pour que ça continue comme ça.


Est-ce que ce maillot jaune a changé quelque chose pour toi ?

Non, parce que j'ai été le chercher en faisant ce que je fais toujours en courses : attaquer. Jusqu'à l'an dernier, ça ne marchait pas souvent mais cette année le travail paie.


Tu as couru ce Tour de la Drôme en Equipe de France, était-ce ta première sélection en équipe nationale ?

Oui, l'entraîneur national m'a remarqué lors de mon échappée entre St Amand-Montrond et Châteauroux.


Cette année tu as décroché ton premier titre de championne des Pays de la Loire et malgré ce maillot jaune dans la Drôme tu n'es pas sélectionnée pour le championnat de France, j'imagine que c'est une déception ?

C'est sûr que c'est une grosse déception, surtout que je préparais le contre-la-montre depuis pas mal de temps. Le plus rageant, c'est que ma non sélection n'est pas basée sur des critères sportifs. Le sélectionneur a décidé de ne prendre aucune fille qui a couru avec l'équipe ThL Services. Nous sommes donc 2 sur la touche : Lucie Garnier et moi.


Quelles sont tes favorites pour le championnat de France ? Pourquoi ?

Les filles du Team Pro Féminin en Genevois sont en grande forme en ce moment. En plus, les filles ont l'air de très bien s'entendre, et ça, ça compte beaucoup. Mais pas mal d'autres filles marchent fort : Marina Jaunatre, Maryline Salvetat, Magali Le Floch, Nathalie Jeuland, et Jeannie Longo que l'on a pas vu jusqu'à maintenant mais qui vient de démontrer, dans le CLM, qu'elle est en grande forme aussi. Il devrait y avoir une belle bagarre.


En début de saison, tu as couru les Ladies Berry Classics sous les couleurs de ThL Services, équipe qui devait être inscrite à l'UCI comme le Team Pro du Genevois ou Vienne-Futuroscope. Pourquoi cette équipe n'a-t-elle pas perduré ?

C'est la fédération qui a changé son règlement en cours de saison pour nous mettre des bâtons dans les roues.


Tu es plutôt une sprinteuse, tu as un site consacré à Bradley McGee et Baden Cooke (www.mcgee-cooke.fr.st), sont-ils des modèles pour toi ?

Je dirais que je suis plus rouleuse que sprinteuse, comme Bradley McGee. Et j'aime beaucoup le caractère de Baden Cooke, c'est un battant, il court pour gagner et rien d'autre !!! J'ai fait un site sur eux il y a 3 ans maintenant mais aujourd'hui, faute de temps, les mises à jours sont rares. Mais je suis toujours leurs résultats sur internet.


Pourquoi ces deux sprinteurs là ?

Je suivais pas mal les résultats de La Française des Jeux, au début de l'équipe. J'ai remarqué Bradley McGee en 1998 lorsqu'il a gagné une étape du Tour de l'Avenir. Puis Baden est arrivé dans la même équipe que Bradley. Ils étaient inséparables donc forcement j'ai suivi aussi les résultats de Baden.


As-tu des modèles chez les femmes ou bien des coureuses que tu admires ? Lesquelles et pourquoi ?

Dans les filles qui courent encore, ce sont Magali Le Floch et Laurence Leboucher. Elles ont quand même un palmarès qui inspire le respect. J'admire aussi Laetitia Belaud, qui ne court plus aujourd'hui. Elle m'a donné beaucoup de conseils quand j'étais cadette et junior. C'est elle qui m'entraînait. On s'appelle encore assez souvent.


Le 27 juin prochain tu prendras le départ de la Grande Boucle, quelles seront tes ambitions sur cette course ?

L'expérience du Tour de la Drôme m'a beaucoup motivée pour les courses à étapes, mais je ne vais pas changer ma façon de courir. J'essaierai de me glisser dans les échappées, j'espère que ça me réussira au moins sur une étape.


Quel sera ton programme de course pour la fin de saison ?

Pour l'instant, mon programme s'arrête à la Grande Boucle. J'ai pris deux semaines de vacances début Août et je ne sais pas encore ce que je ferai après. J'aimerais bien participer au Trophée d'Or.


Le cyclisme féminin aujourd'hui


Penses-tu qu'une femme puisse vivre de la pratique de son sport à l'heure actuelle ?

Je ne pense pas. Aujourd'hui, elles sont 2 françaises : Laurence Leboucher et Jeannie Longo. Elles ont le palmarès pour. Des titres de championne de France ne suffisent pas.


Quel regard portes-tu sur le cyclisme féminin ?

Entre 2005 et 2006, il y a une évolution avec la création de groupes UCI. Ils sont bien structurés et permettent aux filles de faire pas mal de belles courses. Il faut que ça continue ainsi.


Selon toi, pourquoi peu de sponsors s'engagent dans ton sport alors que le tennis féminin, l'athlétisme ou d'autres sports féminins sont soutenus par des sponsors ?

En grande partie à cause du peu de retombées médiatiques. Rien à la télé, peu dans le journal. On trouve quand même pas mal de choses sur Internet mais ça intéresse moins les sponsors.


Quelles seraient selon toi les solutions à mettre en place pour développer le cyclisme féminin ?

Je pense que la création de groupes UCI est une solution. Cela permet aux filles de faire des courses de niveau internationales, car il y en a peu qui ont le niveau. Il faut nous laisser le temps et les opportunités de progresser car je suis persuadée qu'il y en a qui en ont le potentiel.
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Merci beaucoup à Julie Dhéruelle qui a accepté de répondre à ces quelques questions. Vous pouvez visiter son site consacré à Bradley Mc Gee et Baden Cooke ou bien son blog.

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Published by Cyclisme féminin - dans Interviews-Portraits
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