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Du 05 au 10 septembre 2011: 

   9ème Tour Cycliste Féminin International de l'Ardèche (France)

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11 mars 2006 6 11 /03 /mars /2006 12:08

Isabelle HOFFMANN

Isabelle HOFFMANN (Lux)

Palmarès

2001

30/06 - 01/07 Championnats nationaux 3e
16/09/01 Challenge Lady Team 3e

 

2002

07/04/2002 Challenge de l'Est, Dole 3e
19/05/2002 LBS-Cup Schwenningen (Juniors) 3e
30/6/2002 Championnats nationaux 2e
07/07/2002 Ronde du Houblon 20e
28/07/2002 Jubilaümsradrennen Prüm 1e
02/07/2002 Chp Europe Espoirs Bergamo contre-la-montre 22e
04/07/2002 Chp Europe Espoirs Bergamo course en ligne 44e
21/08 - 23/08 Albstadt Etappenrennen /juniors (étapes: 8e/6e clm/13e/13e/8e) 6e
28/08 - 01/09 Trophée d'Or (6 étapes) 46e / 17e meilleure jeune
24/09/2002 Challenge de l'Est (juniors) 2e
08/10/2002 Chp Monde Zolder contre-la-montre juniors 13e
11/10/2002 Chp Monde Zolder en ligne juniors 30e

 

2003

20/05/2003 Challenge de l'Est  ST. Urbain 3e
28/06/2003 Championnats nationaux 1e
24/07 - 27/07 Tour de la Haute-Vienne (catégorie 2.15, Dames Elites) 12e
Juillet 2003 Challenge de l'Est, Bernolsheim 1e
03/08/2003 Challenge de l'Est, Saint  Léger Vauban 4e
21/09/2003 Challenge de l'Est (Finale) Rambervilliers au scratch 2e
10/08/2003 Sparkassen Giro Bochum (catégorie UCI) 39e
17/08/2003 Championnats d'Europe à Athènes 37e

 

2004

03/04 - 04/04 Ladies Berry Classics (étapes: 14e/14e) CG 12e
18/04/04 Ronde van Gelderland 40e
24/04/2004 Triplé Trierweiler 1e
25/04/2004 Düren 15e
01/05/2004 Trophée des Grimpeurs (Coupe de France) 28e
15/05/2004 Assebroek (catégorie 1.15, Dames Elites) 3e
25/05/2004 Etoile de l'Est / Preuschdorf 4e
29/05 - 31/05 Three Days of Bedford (2e/8e/2e/4e/10e) vainqueur GPM 2e
15/06 - 19/06 Tour de la Drôme (40e/24e/29e/14e/26e) Montagne: 13e Points chauds: 11e CG 24e
27/06/2004 Championnats nationaux 1e
03/07/2004 Braunschweig 12e
04/07/2004 Braunschweig 9e
14/07 - 17/07 Tour de Bretagne (41e et 2e cl. montagne/44e et 6e montage/42e/49e/38e) Montagne final: 6e / Jeunes: 7e 37e
22/07 - 25/07 Tour de la Haute-Vienne (22e/33e/22e/18e) 17e
01/08/2004 Etoile de l'Est Gand 11e

 

2005

 17/04/2005  Karbach  33e
 24/04/2005  Queidersbach  38e
 19/06/2005  Challenge de l'Est / Seichamps / Espoirs  1e
 25/06/2005  Championnats nationaux  2e
 02/07/2005  Braunschweig (Critérium)  6e
 02/07/2005  Braunschweig (en ligne)  18e
 09/07/2005  Homburg  10e
 15/07 - 17/07  LSB Cup (19e/17e/11e)  17e
 31/07/2005  Chammenge de l'Est / St Nabord / Cadettes  3e
 07/08/2005  Sparkassen Giro Bochum (catégorie UCI)  56e
 17/08 - 19/08  Albstadt Etappenrennen  14e
 04/09/2005  Finale Challenge de l'Est à Monceau-les-Mines  3e
 07/09 - 11/09  Tour de l'Ardèche     17e meilleure jeune  41e
 18/09/2005  Chrono Champenois  11e
 22/10/2005  Cyclo-cross Lebekke (international)  10e
 01/11/2005  Cyclo-cross Oudenarde-Melden, Koppenberg (international)  9e
 13/11/2005  Cyclo-cross, Coupe du Monde à Pijnacker  24e
 20/11/2005  Frankfurt  10e
 25/12/2005  Cyclo-cross, Coupe du Monde à Hofstade  35e
 31/12/2005  Cyclo-cross, Coupe du Monde à Hooglede - Gits  38e
 08/01/2006  Championnat du Luxembourg à Kayl  1e

 

Isabelle va commencer sa saison 2006 sur route à l'occasion du club-championnat au Luxembourg, puis elle ira en Belgique pour le Championnat du monde des Universités (contre-la-montre et route). En avril elle participera aux Ladies Berry Classics en France sous les couleurs de son équipe nationale. La suite de son programme de courses n'est pas encore définitivement établie.

 

Isabelle HOFFMANN, dans quelle région courrez-vous?

Entraînement : Luxembourg, courses ; France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas

 

- Combien d'heures par semaine vous entraînez-vous?

15-20h

 

- Combien de kilomètres par an faites-vous?

environ 15 000km

 

- Quelle roue libre utilisez-vous au cours de la saison et pourquoi ce choix? Ou bien adaptez-vous le matériel que vous utilisez en fonction des compétitions auxquelles vous participez?

J’adapte mon matériel à la compétition.

 

- Quelle denture utilisez-vous généralement (petit et grand plateau)? Quels en sont les avantages et les inconvénients?

Le petit plateau pour l’entraînement,le grand plateau pour la course !

 

- Utilisez-vous des roues 650 ou 700? Pourquoi?

J’utilise les 700.

 

- Comment fonctionnez-vous dans votre préparation? Merci de développer.

Entraînement : Lundi : Repos ou repos actif de ½ -2 h; Mardi, mercredi, jeudi : 2-4h ; vendredi : 1-2h ; samedi : 2h ou compétition ; dimanche : compétition.

 

- Avez-vous un entraîneur?

Pas d’entraîneur, parfois j’obtiens des conseils lors des compétitions.

 

- Faites-vous une coupure durant l'hiver?

Généralement, je fais 2 ou 3 semaines de repos après la saison sur route, puis je recommence. Cette année, je n’ai pas fait de coupure, j’ai commencé avec le cyclo-cross.

 

- Quelle a été votre plus grande satisfaction depuis le début de votre carrière?

La 13e place aux championnats du monde contre la montre (junior).

 

- Quelle fut votre plus grande déception?

Trophée d’Or en 2004, j’avais un manque de motivation et j’ai arrêté la course.

 

- Etes-vous issue d'une famille sportive?

 

Plus ou moins : Mon père fait du vélo, ma mère fait aussi parfois des tours à vélo et mon frère, Alex, fait un peu de tout.

 

- Vous souvenez-vous de votre premier vélo? Quel souvenir en gardez-vous? Le possédez-vous toujours?

Mon père a acheté mon premier vélo lors d’une faillite d’un magasin de sport. Alors j’ai commencé la compétition. Je le possède toujours, mais je ne l’utilise plus, car il est trop grand et trop lourd. Je l’ai donné à mon père.

 

- Pourquoi avoir choisi le vélo? Que vous apporte la pratique du cyclisme? Quelles sensations vous apporte-t-il par rapport à d'autres sports?

Le vélo offre une grande indépendance, on peut le pratiquer à chaque instant, seule ou avec des copains/ ines. Et puis on est dans la nature, on respire bien. D’autre part la pratique du cyclisme me procure un certain équilibre.

 

- Dans la mentalité française le cyclisme est un sport plutôt réservé aux hommes, comment en êtes-vous arrivé à faire de la compétition?

Depuis toujours j’étais impressionnée par les cyclistes. Cette attraction était tellement forte, que je désirais faire de la compétition.

 

- Quels obstacles avez-vous rencontrés ?

J’ai eu beaucoup de problèmes avec la Fédération de cyclisme, qui pensait que le vélo était réservé aux hommes. Cette opinion est toujours présente dans la tête de beaucoup de gens. Heureusement la Fédération luxembourgeoise a changé d’avis et l’équipe nationale des femmes a fait de belles courses dans la saison 2005. Depuis l’année 2005, on a réussi de former un team, c’est une équipe avec des filles super sympas, motivées et un staff formidable !

 

- Par rapport à votre expérience de la compétition, quels conseils pourriez-vous donner? Que faut-il faire, que faut-il éviter?

Il faut toujours garder confiance en soi. On ne doit pas se laisser décourager, car il y a des hauts et des bas.

 

Le cyclisme féminin aujourd'hui

- Pensez-vous qu'une française peut vivre de la pratique de son sport à l'heure actuelle?

Non, dans le cyclisme féminin il n’ y a pas d’argent à gagner. A part quelques exceptions, rares sont les femmes qui peuvent vivre de leur sport.

 

- Quel regard portez-vous sur le cyclisme féminin? Et en France plus particulièrement?

Le cyclisme féminin n’est pas apprécié à sa juste valeur. L’écart entre hommes et femmes est démesuré. Pour les mêmes performances les femmes obtiennent un pourboire à côté des hommes. Comme pratiquement toutes les femmes exercent une profession, leur mérite est plus grand.

 

- Selon vous, pourquoi peu de sponsors s'engagent dans votre sport alors que le tennis féminin, l'athlétisme ou d'autres sports féminins sont soutenus par des sponsors?

A cause des médias. Le cyclisme féminin est inconnu pour le grand public. Les sponsors s’engagent seulement, si on touche la grande masse.

 

- Quelle est la plus grosse somme d’argent que vous a rapporté une course ?

108€

 

- Quelles seraient selon vous les solutions à mettre en place pour développer le cyclisme féminin?

Il faut parler davantage du cyclisme féminin, il faut le présenter à la télé. Pour les spectateurs il n’y a pas de différence entre des courses hommes et femmes. Il faut le support des médias pour rendre le sport populaire.

 


 

Je ne remercierai jamais assez Isabelle Hoffmann pour sa gentillesse et sa disponibilité. Elle a en effet dû m'envoyer trois fois sa réponse en raison des problèmes d'ordinateur que j'ai eu ces derniers mois. Merci beaucoup Isabelle!

Merci aussi au webmaster du site Velopalmares qui m'a donné la photo d'illustration située dans le cadre "A la une".

 

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11 mars 2006 6 11 /03 /mars /2006 00:09

Il y a tout juste deux ans disparaissait à l'âge de 60 ans Rémy Pigois, la voix du cyclisme féminin. Mais il était bien plus que le talentueux speaker des épreuves féminines. A la fois ancien coureur, passionné, collectionneur, archiviste, spécialiste, commentateur, auteur de plusieurs ouvrages dont certains consacrés au cyclisme féminin, créateur et organisateur de courses (Le Trophée d'Or et les Ladies Berry Classics seront ses dernières créations) le vélo était sa grande passion.

 

Né le 20 octobre 1943 à Bourges, il signe sa première licence à l'âge de 17 ans et participe à sa première course sous les couleurs du Vélo Club de Bourges où il restera durant dix saisons, avant de rejoindre pour des raisons professionnelles l'Amicale Cycliste de Sarcoins.  Il remporta 40 victoires sur route et en cyclo-cross, discipline qu'il affectionnait tout particuliérement. Il créé ensuite sa propre entreprise, dans le domaine du béton où il travaillera pendant plus de vingt ans.

 

Mais sa passion pour le cyclisme ne l'a jamais quitté. Ainsi, après un bref passage dans l'hôtellerie il se reconvertit volontairement dans la communication et la photocomposition en créant la SARL Velove-Concept qui existe toujours à l'heure actuelle. De 1977 à 1983 il sera également conseiller municipal de Sancoins. En 1972, sa passion pour le cyclisme l'amène à faire la connaissance de Mario Cotti (prédecesseur de Daniel Mangeas), avec lequel il nouera amitié. Cette même année il commentera sa première course, organisée par l'Amicale Cycliste de Sancoins. Il allait alors commenter les épreuves de l'ASC pendant trois ans, avant de devenir le speaker officiel de la FFC. Rapidement il se mit à sillonner la France pour commenter avec beaucoup de talent des courses régionales, le Tour de France de VTT, Paris-Bourges, la Grande Boucle Féminine Internationale, les Championnats de France, etc. Il créa par la suite, et présida, Cher VTT Vélo Passion qui organise aujourd'hui les Ladies Berry Classics, ultime création de Rémy Pigois avant sa disparition. Il avait aussi passé avec succès ses examens de commissaire.

 

Organiser a toujours été un besoin chez lui. Il commença à Sancoins, avec des cyclo-cross à l'américaine, puis le trentenaire de l'Amicale Cycliste de Sancoins avec Jean Robic et une fête des sports avec Alain Mimoun. Par la suite il organisa des championnats régionaux route et cyclo-cross, une manche du Challenge National de cyclo-cross, le critérium de Bourges et la Flèche Berruyère. Ensuite il organisa le Challenge du Boischaut Marche et deux manches de la Coupe de France de VTT à Sancerre.

 

Auteur de 5 ouvrages à compte d'auteur sur le cyclisme ("Cyclisme mon Amour", "L'Histoire du Critérium de Bourges", "Les Petites reines du Tour de France" et deux éditions de "Cyclisme Féminin" en 1995 et 1996 où il retraçait les évenements de la saison féminine), il a toujours été très attiré par le journalisme. Il collabora à de nombreux journaux dont "Le Berry Républicain" et "L'Equipe". A titre personnel ce sont ses articles passionnants et talentueux parus dans l'Equipe qui m'amenèrent à m'intéresser de plus près au cyclisme féminin. Il savait commenter une course comme nul autre. Il connaissait à la perfection le cyclisme, les championnes, leur palmarès et savait transmettre sa passion.

 

En 1997 il lança le Trophée d'Or. A cette époque, le sénateur-maire de la ville de Saint-Amand, Serge Vinçon, cherchait une idée pour faire connaître encore mieux sa ville. Les deux hommes font connaissance à l'occasion de la Grande Boucle qui fait étape ce jour-là à Saint-Amant. (Rémy Pigois était le speaker attitré du Tour Féminin depuis 1985). Ils décidèrent ensemble de créer le Trophée d'Or et le sénateur maire Serge Vinçon avait trouvé là l'homme qui lui fallait. Il lui laissa carte blanche pour créer de toute pièce cette nouvelle épreuve féminine. "J'ai beaucoup galéré" expliquait Rémy Pigois dans un article paru dans "L'Equipe Magazine" en décembre 2003. "Le premier plateau ne comportait que cinquante filles, mais il y avait Longo parmi elles. Et c'est cette immense championne qui a remporté la première édition. Le Trophée d'Or venait du coup d'acquérir sa notoriété" racontait-il dans cet article. "L'année suivante on a aussitôt franchi un palier. J'avais un plateau de 90 filles provenant de quinze nations. Nous nous étions hissés au niveau international " ajoutait-il.

 

Son objectif de faire mieux connaître le cyclisme féminin et les villes étapes était atteint. Sa course était déjà devenu un rendez-vous incontournable de l'élite mondiale. En 2004 il lance une nouvelle épreuve: les Ladies Berry Classics. Hélàs, il n'aura pas eu le temps de savourer le résultat de son travail. Il décède brutalement d'un ârret cardiaque le 11 mars 2004 vers 16h30, quelques jours avant le départ de la 1ère édition des Ladies Berry Classics.

 

Je n'ai eu l'occasion d'échanger que quelques mots avec lui, rapidement, lors de la Grande Boucle 2003. Je ne peux donc pas vraiment dire que "je l'ai connu". Je garde néanmoins le souvenir d'un grand passionné qui savait transmettre sa passion, d'un commentateur hors-paire et d'un grand Monsieur du cyclisme féminin. Sa disparition a plongé tous ceux qui l'ont connu dans un profond désarroi et a laissé le cyclisme féminin orphelin de l'un des ses plus grands défenseurs. Aujourd'hui le vide laissé par sa disparition n'est toujours pas comblé.

 

Dans son ouvrage paru en avril 2004,intitulé "Tout le cyclisme féminin, Performances 2003", Alfred North rend hommage à celui qui fut "notre "Maître à tous", au sein du cyclisme féminin français". Il ajoute que "Le décés de Rémy Pigois n'a laissé personne indifférent" Il méritait qu'on ait aujourd'hui une pensée pour lui...


 

Sources: article réalisé à partir de la synthèse (agrémentée de commentaires personnels) de trois articles:

- "Le Vélo Orphelin de Rémy Pigois" par Guy Page, publié dans le n°278 du 26 mars 2004 de "Orléanais Cyclisme"

- "Une étape avec Rémy Pigois dans les coulisses du Trophée d'Or" paru dans "L'Equipe Magazine" n°1125 du 13 décembre 2003

- "HOMMAGE à Rémy PIGOIS" par Alfred North dans "Tout le cyclisme féminin. Performances 2003" P295.

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7 mars 2006 2 07 /03 /mars /2006 10:48

Portrait: Aude POLLET

 

Aude POLLET

 

- Aude Pollet, dans quelle région courrez-vous?
En Rhône-Alpes.

 

- Combien d'heures par semaine vous entraînez-vous?
En saison, entre 10 et 15 heures par semaine.

 

- Combien de kilomètres par an faites-vous?
Certainement autour des 10 000 pour la saison 2005.

 

- Quelle roue libre utilisez-vous au cours de la saison et pourquoi ce choix? Ou bien adaptez-vous le matériel que vous utilisez en fonction des compétitions auxquelles vous participez?
Le 12 ou le 13, suivant les roues… Tout simplement parce que nous nous prêtons les roues avec mon frère, et cette roue libre nous convient à tout les deux !!

 

- Quelle denture utilisez-vous généralement (petit et gros plateau)? Quels en sont les avantages et les inconvénients?
Je suis en 39, 52. Et je ne crois pas pouvoir trouver mieux !!

 

- Utilisez-vous des roues 650 ou 700? Pourquoi?
Des roues de 700… C’est vrai que je ne me suis jamais posé la question !!!

 

- Comment fonctionnez-vous dans votre préparation? Merci de développer.
Là je ne pourrais pas servir d’exemple !! Je m’entraîne quand j’en ai envie et je coupe quand j’en ai marre ! Mais malheureusement mes humeurs ne s’accordent pas toujours avec le calendrier !!

 

- Avez-vous un entraîneur?
Et non !!

 

- Faites-vous une coupure durant l'hiver?
Une en septembre ou octobre (suivant le programme de fin de saison) d’environ 3 semaines. Et je coupe à nouveau fin décembre début janvier pendant deux semaines (c’est pour moi une période de partiels).

 

- Quelle a été votre plus grande satisfaction depuis le début de votre carrière?
Certainement mon podium au championnat de France junior qui signifiait aussi une sélection au championnat du monde !!!

 

- Quelle fut votre plus grande déception?
Une chute en course le dernier jour du stage de préparation au championnat du monde junior 2 à Vérone. A 7 jours de l’objectif de ma saison, c’était la détresse !!!

 

- Avez-vous des regrets et si oui lesquels?
Cette année j’ai eu du mal à retrouver la confiance que j’avais en junior…ce qui m’a valu une saison d’espoir 1 dont je ne suis pas très fière…

  

- Etes-vous issue d'une famille sportive?
Mon papa adorait le vélo quand il était étudiant, mais il ne m’a jamais poussé vers ce sport. Ma maman a toujours été sportive. Je crois que l’important pour eux était que je pratique un sport, mais peu importe lequel !!!

 

- Vous souvenez-vous de votre premier vélo? Quel souvenir en gardez-vous? Le possédez-vous toujours?
Mon premier vélo était un petit VTT Zodiak. C’est mon voisin qui m’avait appris à le dompter, sans douleur  (il m’entourait les coudes et les genoux de gros bouts de mousse !!). Je me souviens aussi que je l’appuyais toujours du même côté, contre le mur… ce qui m’a fait verser quelques larmes, en fin d’été, quand mon beau vélo orange avait décoloré d’un coté sous l’effet du soleil !!!  Mais où est-il passé mon vélo ???

 

- Pourquoi avoir choisi le vélo? Que vous apporte la pratique du cyclisme? Quelles sensations vous apporte-t-il par rapport à d'autres sports?
Quand j’étais petite, je prenais beaucoup exemple sur mon grand frère. Un jour, il lui a pris la folle idée de faire du VTT à l’UNSS. Deux mois plus tard, il était champion de France UNSS, et inscrit à l’école de cyclisme de Chambéry. Et moi je le voyais tous les samedis faire des choses incroyables comme ramasser une pièce de monnaie sous un bidon posé au sol !!! Il n’en faillait pas plus pour que je supplie mes parents de m’y inscrire aussi !!!       

 

Jusqu’à 12 ans, je pratiquais aussi la gymnastique…mais quel supplice par rapport au vélo !!! De la discipline, du travail, mais pas de sensations fortes !!  Je n’ai jamais retrouvé ailleurs que sur le vélo cette sensation de dépasser les limites de la souffrance (ohlala !!! Serais-ce du masochisme ?). En tout cas, je prends énormément de plaisir dans l’effort. Je suis fière de moi après une compèt quand je sens que mon corps a tout donné, que je me suis vraiment dépassée. C’est dans ces moments là que j’apprécie le plus les petites choses : une longue douche, un bon chocolat chaud… !

 

- Dans la mentalité française le cyclisme est un sport plutôt réservé aux hommes, comment en êtes-vous arrivé à faire de la compétition?
Je me suis inscrite à l’école de cyclisme en pupille 2, la compétition faisait partie du contrat. C’était d’ailleurs tellement ludique que les week-ends sans compétition me semblaient bien longs. 

 

Je n’ai jamais ressenti de sexisme. Au contraire, mes camarades étaient tout heureux de voir arriver une fille. Pour eux, c’était un challenge de me battre, et pour moi une évidence de rivaliser !! La différence sur le plan physique ne se ressent que bien plus tard (pour moi, en cadette).

 

- Quels obstacles avez-vous rencontrés?
Je n’ai vraiment pas rencontré d’obstacles !! Le fait d’être la seule fille était une chance. Je pense avoir été plus encouragée, plus chouchoutée !!! J’ai l’impression que ma « carrière » s’est enchaînée très facilement. Moi je me fais plaisir sur mon vélo, et je me retrouve en équipe de France.

 

- Avez-vous des idoles dans le cyclisme? Lesquels? Sont-ils/elles des modèles pour vous?
Mon frère !! Mais vu qu’il arrête, il va falloir que je me trouve quelqu’un d’autre !!! Non, en vrai, je réfléchi... hum !...non, je ne vois pas !!

 

- Par rapport à votre expérience de la compétition, quels conseils pourriez-vous donner? Que faut-il faire, que faut-il éviter?
Dans les petites catégories (jusqu’à junior), il  faut chercher à se mesurer aux garçons. D’après moi, la plus grosse erreur que puisse commettre une féminine est de ne se mesurer qu’à d’autres féminines !! En espoir, il existe suffisamment de courses féminines de haut niveau pour que cela ne soit plus un problème. Mais dans les plus petites catégories, le nombre de concurrentes n’est généralement pas suffisant pour progresser.

 

 

 

Le cyclisme féminin aujourd'hui

 

- Pensez-vous qu'une française peut vivre de la pratique de son sport à l'heure actuelle? Non ! Et moi ça me va !! Pour moi, le cyclisme est avant tout une passion !! Le fait d’être professionnel entraîne une obligation de résultats, une obligation de s’entraîner et d’avoir une hygiène de vie optimale…auxquelles je ne me sens pas capable de m’astreindre ! Pour moi, le vélo deviendrait une contrainte dans ces conditions.

 

De plus, nous ne sommes pas délaissées financièrement : les clubs prennent en charge les déplacements et le matériel. Viennent s’ajouter à cela les primes FFC, subvention de la région…

 

- Selon vous, pourquoi peu de sponsors s'engagent dans votre sport alors que le tennis féminin, l'athlétisme ou d'autres sports féminins sont soutenus par des sponsors?
Les sponsors ne s’engagent pas parce que nous ne sommes pas médiatisées, et qu’ils n’ont donc pas de retombées. Mais ce n’est pas quelque chose que je regrette, car cette faible médiatisation nous protège des travers que l’on connaît dans le cyclisme masculin (dopage, courses vendues…)

 

- Quelle est la plus grosse somme d'argent que vous ait rapporté une course?

 

300 euros pour le classement général de la coupe de France !

 

- Quelles seraient selon vous les solutions à mettre en place pour développer le cyclisme féminin?  Il faudrait développer des structures UCI qui permettent aux filles d’aller courir à l’international… Cela permettrait également de libérer de la place en équipe de France pour les plus jeunes (juniors et espoir). Je me souviens par exemple que le championnat du monde junior était ma première course de niveau international…tandis que les allemandes avaient déjà l’expérience des coupes du monde !

 

Merci beaucoup à Aude Pollet d'avoir accepté de répondre à ces quelques questions et toutes mes excuses pour le retard dans la publication.
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3 décembre 2005 6 03 /12 /décembre /2005 13:39

Mélissa FLAGOTHIER

Mélissa Flagothier

Merci de bien vouloir vous présenter

Mélissa Flagothier, j’habite a Aywaille je suis née le 8 décembre 1985 à Rocourt. Je suis licenciée cette saison à la RPSM Tournai et la saison prochaine, je serais au Team Natacha 2000 à Cheratte. Je cours dans une équipe semi-pro allemande, Team Coogee Saar.
Je fais du vélo depuis l’age de 8 ans et de la compétition depuis 5 ans.

Les principaux résultats de Mélissa:

2001:
4ème à Avesnes
7ème à Strijpen
7ème à Flobecq
9ème à Furne
9ème à Couthuin
11ème à Kontich
11ème à Oostduinkerke

2002:
1ère junior (6ème) à Avesne-sur-Helpe (France)
3ème junior (9ème) à Saint-Avold (France)
3ème junior (12ème) à Soultzmatt (France)
7ème à Amay
8ème à Seneffe
9ème à Kmerken
9ème à Rekkem
9ème d'une étape du Tour de Charente-Maritime

2003:
1ère à Amay (contre-la-montre Championnat provincial)
1ère féminine (30ème) à Dippach (Luxembourg)
2ème à Rotheux (juniores)
2ème à Villers-le-Temple
5ème du Championnat de Belgique sur route junior à Merchtem
5ème du Championnat contre-la-montre de Belgique junior à Wachtebeke
5ème du Challenge de l'Est à Rambervillers et 1ère juniore
1ère non Est du classement final du Challenge de l'Est.

2004:
2ème féminine (25ème) à Dippach
3ème féminine à Kayl
3ème féminine (35ème) à Preuschdorf
7ème à Trémeheuc
Participation à la Flèche Wallone, au Championnat de Belgique, au Trophée d'Or et au Tour de Bretagne

2005:
2ème à Oostmalle
7ème à Dole
8ème à Homburg
8ème de la 3ème étape du Tour de la Drôme
8ème à Leeuwergem
Participation aux Ladies Berry Classic, au Tour de la Drôme, au Trophée d'Or, au Chrono Champenois et au Championnat de Belgique

Mélissa Flagothier, dans quelle région courrez-vous?
Dans toutes les régions de Belgique, en France (Trophée d’Or, tour de la Drôme, …) en Allemagne avec le team, au Luxembourg et aussi en Hollande.



Combien d'heures par semaine vous entraînez-vous?
Entre 15 et 20H par semaine.

- Combien de kilomètres par an faites-vous?
Cette année, je devrais arriver à 18000Km



Quelle roue libre utilisez-vous au cours de la saison et pourquoi ce choix? Ou bien adaptez-vous le matériel que vous utilisez en fonction des compétitions auxquelles vous participez?
10 pignons campa en 12/25, on n’ a pas beaucoup de choix dans le commerce. Les roues varient selon la course.



Quelle denture utilisez-vous généralement (petit et grand plateau)? Quels en sont les avantages et les inconvénients?
39/52. ça passe partout.



Utilisez-vous des roues 650 ou 700? Pourquoi?
700. De père en fille.



Comment fonctionnez-vous dans votre préparation? Merci de développer.
Pour le moment comme on est en hiver, je ne fais pas que du vélo, je fais de la natation, de la course à pied et de la préparation physique en salle ; je fais aussi du cyclocross.
En saison, ma préparation varie selon les courses que je vais faire et selon le relief. Il est clair que pour une course comme le tour de la drome, je ne m’entraîne pas chez moi, je pars 1 semaine en Alsace.

Avez-vous un entraîneur?
oui

Faites-vous une coupure durant l'hiver?
oui 3 semaines fin octobre, j’en avais un peu marre de rouler, ça m’a fait du bien de couper un peu, il faut ça, l’hiver c’est aussi pour un peu changer d’air pas être tout le temps dans l’esprit « vélo ».

Quelle a été votre plus grande satisfaction depuis le début de votre carrière?
quand j’ai intégré mon team allemand où j’ai eu l’occasion de participer à de belles courses et d’évoluer dans un bon environnement. Et ma toute première victoire en France alors que j’étais junior 2ème année.

Quelle fut votre plus grande déception?
Ma 1ère flèche wallonne que j’ai faite l’an passé où j’étais blessée et j’ai donc du abandonné trop tôt.

Avez-vous des regrets et si oui lesquels?
non il faut jamais vivre avec des regrets.

 

Mélissa et le vélo

Etes-vous issue d'une famille sportive?
oui mes parents sont tout les 2 cyclistes

Vous souvenez-vous de votre premier vélo? Quel souvenir en gardez-vous? Le possédez-vous toujours?
oui c’était un petit vélo de route pour enfants, j’ai fais mes début en vélo dessus et j’en ai encore de grand souvenirs lorsque j’étais toujours cyclo. J’ai malheureusement dû le vendre, faute de place dans mon garage.

Pourquoi avoir choisi le vélo? Que vous apporte la pratique du cyclisme? Quelles sensations vous apporte-t-il par rapport à d'autres sports?
Je suis dans une famille très sportive et mes parents font tout les 2 du vélo, je suis donc née dans le milieu. Ca m’apporte des sensations que je ne retrouve pas ailleurs, pour le moment je ne saurais imaginer ma vie sans vélo. C’est un sport rempli de sacrifice et pour le moment c’est ce que j’aime dans le vélo.

Dans la mentalité française le cyclisme est un sport plutôt réservé aux hommes, comment en êtes-vous arrivé à faire de la compétition?
J’ai fait des randonnées ici pendant plusieurs année et j’an avais marre, je voulais rouler avec des ambitions et j’ai donc essayé la compétition. J’ai commencé, j’était débutante (cadette) 2ème année.

Quels obstacles avez-vous rencontrés?
Le fait d’être wallonne en Belgique (avec les histoires communautaires, toutes les sélections nationales sont a 90% flamandes. Ex : flèche wallonne 2005 : 6 flamandes et aucune wallonne. Championnat du monde : 5 flamandes et 1 seul wallonne)

Avez-vous des idoles dans le cyclisme? Lesquels? Sont-ils/elles des modèles pour vous?
Phillippe Gilbert, il court a la Française des Jeux et je roule souvent avec lui a l’entraînement, il est super naturel et il est resté lui-même tout en passant pro.

Par rapport à votre expérience de la compétition, quels conseils pourriez-vous donner? Que faut-il faire, que faut-il éviter?
Je crois que pour le moment je ne saurais pas donner de bons conseils tellement le cyclisme féminin est très difficile et très différent du cyclisme masculin. Beaucoup de personnes ne font pas cette distinction et croient que l’on est pareil mais non pas du tout ;

Le cyclisme féminin aujourd'hui

Pensez-vous qu'une femme peut vivre de la pratique de son sport à l'heure actuelle?
ça dépend quel sport, pour le cyclisme en tout cas pas en Belgique, nous ne sommes malheureusement pas assez médiatisée. Par rapport à nos homologues masculins, il y a encore d’énormes différences qui se font ressentir.

Quel regard portez-vous sur le cyclisme féminin? Et en Belgique plus particuliérement?
Si on devrait parler du cyclisme féminin, on pourrait le faire pendant des heures, je crois que le cyclisme féminin a un très grand avenir quand on voit le talent qu’il y a mais malheureusement il n’est pas assez exploité. Ici en Belgique, il n’y a qu’une équipe Pro et elle est flamande et seules les fille flamandes peuvent y accéder. Je vais me prendre comme exemple, je suis partie dans une équipe allemande pour pouvoir pratiquer ma passion au mieux, on me regarde d’un mauvais œil car j’ai quitté la Belgique. C’est normal, pour moi je n’ai pas d’avenir si je reste en Belgique, je ne veux pas faire des courses de villages toute ma carrière. L’Allemagne, La France, l’Italie,… sont des débouchées pour les filles mais ici on ne le comprend pas.

Selon vous, pourquoi peu de sponsors s'engagent dans votre sport alors que le tennis féminin, l'athlétisme ou d'autres sports féminins sont soutenus par des sponsors?
Car on n’est pas assez médiatisées et que les sponsors n’en voient pas le retour. Si vous prenez le tennis, lors d’un grand tournoi, on en parle pendant 20 minutes au sport ou au journal parlé le soir. Avez-vous entendu parler du Trophée d’Or au journal parlé français, pas une minute alors que c’est la plus grande course à étape française de l’année. Il ne faut pas chercher plus loin, si on n’en parle pas, ils n’investiront pas. (ce qui est logique)

Quelle est la plus grosse somme d'argent que vous a rapporté une course?
J’étais junior 2ème année et je suis partie après 3 tours. J’ai raflé toutes les primes au passage de la ligne. Je me fais malheureusement reprendre dans le derniers tour. Je crois que ce jour-là, jai eu 40 € de primes.
Cette année j’ai fais 2ème à un sprint où on arrive a 2 sur un circuit tout plat. 50€

Quelles seraient selon vous les solutions à mettre en place pour développer le cyclisme féminin?
Un peu plus de médiatisation ne ferait pas de tort et reconnaître le cyclisme féminin sport de haut niveau comme pour les hommes car quand on voit les efforts et la préparation que l’on a, on peut s’estimer faire un sport de haut niveau ;

Merci beaucoup à Mélissa Flagothier d'avoir accepté de répondre à ce questionnaire.

Merci au webmaster du site velopalmares qui m'a donné la photo d'illustration.

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28 novembre 2005 1 28 /11 /novembre /2005 08:39

Fanny RIBEROT

Fanny RIBEROT

Fanny Riberot a 22 ans et elle court sous les couleurs du Vélo-Club Saint-Julien-en-Genevois. Voici un extrait de son palmarès de ces deux dernières années:

2005
- Vainqueur du Prix de Champfromier
- Vainqueur du Championnat Rhônes-Alpes clm/équipes
- 2ème du GP de Chambéry
- 2ème de Bourg-les-Valence
- 2ème de Thairy
- 3ème de Pélussin
- 7ème du Championnat d'Europe Espoirs en ligne
- 10ème du Championnat de France
- 11ème de Cholet-Pays-de-Loire
- 13ème du Championnat de France clm
- 17ème de Châteauroux-St Amand Montrond
- 21ème du Tour de la Drôme
- 23ème de Mont Pujols
- 26ème de la Coupe de France
- 49ème du Circuit National Feminin
- 58ème de Castille y Leon World Cup

2004
- Vainqueur de Lyon-Etats-Unis
- 2ème de Jassans
- 2ème d'une étape du Trophée d'Or
- 2ème d'une étape du Tour de la Drôme
- 4ème du Championnat Rhônes-Alpes contre-la-montre
- 5ème du Tour de Charente-Maritime
- 6ème de Cluses
- 16ème du Championnat d'Europe Espoirs
- 18ème du Championnat de France
- 19ème du Tour de l'Ardèche
- 24ème du Championnat de France contre-la-montre
- 27ème du Tour de la Drôme

 

Fanny et le vélo

- Dans quelle région courrez-vous?
Rhône-Alpes

- Combien d'heures par semaine vous entraînez-vous?
Environ 10 heures

- Combien de kilomètres par an faites-vous?
Je ne sais pas du tout

- Quelle roue libre utilisez-vous au cours de la saison et pourquoi ce choix? Ou bien adaptez-vous le matériel que vous utilisez en fonction des compétitions auxquelles vous participez?
Pas de réponse

- Quelle denture utilisez-vous généralement (petit et grand plateau)? Quels en sont les avantages et les inconvénients?
Petit plateau = 39 (ça passe partout)
Grand plateau = 52 ou 53 (le 53 ne peut pas se mettre sur n’importe qu’elle course, généralement sur les courses toutes plates comme par exemple la coupe du monde à Rotterdam)

- Utilisez-vous des roues 650 ou 700? Pourquoi?
J’ai des roues de 700, c’est une question d’habitude, et on en trouve partout

- Comment fonctionnez-vous dans votre préparation? Merci de développer.
Préparation hivernale = Ski de fond, footing, piscine et piste
Janvier/Février = Route
Je ne fais pas trop de chose car mon objectif n’est pas d’arriver en forme en début de saison mais pour mon objectif.

- Avez-vous un entraîneur?
Oui

- Faites-vous une coupure durant l'hiver?
Oui durant un mois sans faire du sport

- Quelle a été votre plus grande satisfaction depuis le début de votre carrière?
Avoir ma place en Equipe de France

- Quelle fut votre plus grande déception?
Avoir fait ce que je voulais après mon championnat du Monde à Lisbonne, j’ai fait n’importe quoi, ce qui m’a valu une saison blanche

- Avez-vous des regrets et si oui lesquels?
Il ne faut pas avoir de regret !!!!!!

- Etes-vous issue d'une famille sportive?
Oui

- Vous souvenez-vous de votre premier vélo? Quel souvenir en gardez-vous? Le possédez-vous toujours?
Oui il était rouge et tout petit, je ne l’ai plus, je l’ai donné à mon club d’origine pour l’école de cyclisme donc je le vois encore parfois.
Je me rappelle des premières courses que j’ai fais avec et de la première course que j’ai gagné !

- Pourquoi avoir choisi le vélo? Que vous apporte la pratique du cyclisme? Quelles sensations vous apporte-t-il par rapport à d'autres sports?
J’ai choisi le vélo car toute ma famille en faisait et j’adorais aller les voir courir. Le vélo m’apporte une sensation de liberté et me permet de trouver mes limites. Le cyclisme me permet d’avoir un gros mental.
A part le vélo j’ai déjà fait du basket l’hiver et cela ne m’a pas du tout intéressé, peut-être parce que c’est un sport collectif et que je n’ai pas l’habitude, on laisse toujours les mêmes sur un banc, alors que sur le vélo on est seul et l’on peut montrer de quoi on est capable.

- Dans la mentalité française le cyclisme est un sport plutôt réservé aux hommes, comment en êtes-vous arrivé à faire de la compétition?
C’est vrai que beaucoup de personnes pensent cela mais nous sommes là nous les filles pour montrer le contraire et je pense que l’on y arrive bien, mais après les gens ne voient que ce qu’ils veulent voir !!!!!
J’ai commencé à faire du vélo car ma famille en faisait donc je voulais essayer à mon tour (il faut toujours commencer par quelque chose !). Lors de mes premières courses, je battais les garçons, ils étaient fous de rage et je crois que c’est cela qui m’a plu et qui m’a motivé pour continuer ce sport

- Quels obstacles avez-vous rencontrés?
?

- Avez-vous des idoles dans le cyclisme? Lesquels? Sont-ils/elles des modèles pour vous?
Chez les hommes, mon modèle est Laurent Jalabert, je l’adore et je respecte tout ce qu’il a fait et tous les résultats qu’il a pu avoir tout au long de sa carrière.
Chez les féminines, j’ai toujours aimé ZABOU (Elisabeth Chevanne-Brunnel)

- Par rapport à votre expérience de la compétition, quels conseils pourriez-vous donner? Que faut-il faire, que faut-il éviter?

Dans ce sport il faut savoir se faire mal et surtout ne pas prendre la grosse tête !!!!!!


Le cyclisme féminin aujourd'hui

- Pensez-vous qu'une française peut vivre de la pratique de son sport à l'heure actuelle?
Pas du tout, c’est impossible

- Quel regard portez-vous sur le cyclisme féminin? Et en France plus particuliérement?
J’espère juste qu’il va avancer en France (merci à toutes les personnes qui essayant et qui y croient !!)

- Selon vous, pourquoi peu de sponsors s'engagent dans votre sport alors que le tennis féminin, l'athlétisme ou d'autres sports féminins sont soutenus par des sponsors?
On n’est pas connu, on ne passe pas aux médias, comment voulez vous que des sponsors s’intéressent à nous!

- Quelle est la plus grosse somme d'argent que vous a rapporté une course?
400€ et c’est bien la seule

- Quelles seraient selon vous les solutions à mettre en place pour développer le cyclisme féminin?
Moi je vais parler en France :
     - Tout d’abord il faudrait des équipe UCI (ce qui est en train de se faire cette année et j’espère que cela va durer)
     - Il faut aussi que les filles jouent le jeu
     - Il faudrait déjà que le peu de personnes qui croient au cyclisme féminin soient remerciés de tout ce qu’ils font!

Merci beaucoup à Fanny Riberot d'avoir accepté de répondre à ces quelques questions.

Le palmarès a été réalisé avec l'aide du webmaster du site
velopalmares qui m'a également gracieusement donné la photo d'illustration. Merci à lui aussi pour son aide.
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19 novembre 2005 6 19 /11 /novembre /2005 11:52

Ludivine HENRION

Ludivine HENRION



Merci de bien vouloir vous présenter


Je m'appelle Ludivine HENRION. J'ai 21 ans (depuis le 23 janvier 2005). J'ai presque fini (en décembre 2005) mes études en éducation physique (prof de sport). Après je vais me consacrer au cyclisme avec éventuellement un petit boulot (à envisager). J'ai roulé pour une équipe hollandaise en 2005 (Therme Skincare). En 2006, si tout va bien je reviens dans mon pays (Belgique) chez Lotto-Belisol, l’équipe avec qui j’ai pu participer au Trophée d’Or 2005. Je fais de la compétition depuis mes 12 ans avec pour le moment un total de 67 victoires à mon actif (+ 3 de 12 à 14 ans avec les garçons).
Parmi ces victoires,
- 5 titres de championne nationale (cadettes route et CLM ’99 et ’00 et juniors route ’02) ;
- 2 étapes du Trophée d’Or (’04 et ’05).
Mais aussi 3 participations au mondial (Lisbonne et Zolder chez les juniors ainsi que Madrid cette année) et 8e et 9e des championnats d’Europe espoirs (’04 et ’05).


Dans quelle région courrez-vous?

En Belgique (petit pays avec peu de cyclistEs !), il n’y a qu’une épreuve par jour. J’y participe donc quand je ne suis pas sur une course internationale à l’étranger.


Combien d'heures par semaine vous entraînez-vous?

En saison, une quinzaine d’heures avec un travail des mes points faibles ou forts, de l’endurance et de la récupération.


Combien de kilomètres par an faites-vous?

L’an passé, j’ai effectué 16000km sur ma bicyclette. L’an avant, 13000. Je pense que l’an prochain je vais approcher les 20.000km


Quelle roue libre utilisez-vous au cours de la saison et pourquoi ce choix? Ou bien adaptez-vous le matériel que vous utilisez en fonction des compétitions auxquelles vous participez?

Je roule la plupart du temps avec une cassette 23-11. J’ai besoin du 11 dans les sprints surtout dans les grandes courses. Tant que le relief n’est pas « exagéré » le 23 suffit mais dans des courses comme la Flèche Wallonne, le 25 est préférable. Je change donc ma cassette en 25-11 ou 12 si la course est difficile.


Quelle denture utilisez-vous généralement (petit et grand plateau)? Quels en sont les avantages et les inconvénients?

J’utilise toute l’année le 39 et 53. Le 39 est bon pour l’entraînement et les courses « difficiles » ou le petit plateau est nécessaire. Le 53 est utile dans les grandes courses en particulier.


Utilisez-vous des roues 650 ou 700? Pourquoi?

J’ai toujours utilisé des 700 car tout le monde utilise celles-là et je ne vois pas pourquoi ne pas faire comme tout le monde…


Comment fonctionnez-vous dans votre préparation? Merci de développer.

Je fais une préparation physique générale jusque décembre avec de la natation, du footing, du VTT et de la route. Ensuite, je prends le vélo sérieusement pour augmenter petit à petit la longueur et l’intensité des entraînements au fil des semaines pour être « apte » fin février pour le début des compétitions.


Avez-vous un entraîneur?

Oui, j’en ai un depuis 4 ans maintenant. Il me dirige dans mes entraînements mais je les ajuste en fonction de mes sentiments, de ma forme et de mon envie. Cette année je pense qu’on va prévoir un entraînement spécial pour améliorer mes points faibles (côtes et chrono).


Faites-vous une coupure durant l'hiver?

Oui, après le Chrono des Herbiers, j’ai fait 3 semaines de « glandage complet » J. Ensuite j’ai repris tout doucement par le footing et la natation. Cette coupure est, pour moi, importante au niveau physique mais surtout au niveau mental. C’est le moment de faire le bilan de la saison, des bons et des mauvais points afin de retrouver la motivation nécessaire afin de ne plus refaire les mêmes erreurs.


Quelle a été votre plus grande satisfaction depuis le début de votre carrière?

Il y en a plusieurs :
- Mon début chez les filles en 1999 où j’ai remporté ma 1e victoire ainsi que mon 1e titre national
- Ma progression chaque année au niveau international avec en point d’orgue mes 2 victoires au Trophée d’or ainsi que ma 3e place sur 170 au Holland Ladies Tour (UCI 1.1) à la 1e étape (2005)


Quelle fut votre plus grande déception?

Mes trois championnats du monde où chaque fois (surtout à Zolder, à 50km de chez moi !) tout le monde attendait beaucoup de moi et où je n’ai jamais su confirmer les espoirs. J’espère que les dirigeants nationaux ne vont pas en tenir compte pour la suite…


Avez-vous des regrets et si oui lesquels?

Non car chaque défaite est une leçon qui sert pour la suite. On ne peut pas être tous les jours à 100% et le cyclisme reste pour moi un loisir. Je ne suis qu’au début de ma carrière, j’espère…


Ludivine et le vélo

Etes-vous issue d'une famille sportive?

Comme dirait un des Dupont (avec T ou D je ne sais plus lequel ;-), je dirais même plus une famille de cyclistes… En effet, mes oncles et mon père ont fait des compétitions cyclistes auparavant. Ensuite, mon père s’est toujours occupé de coureurs cyclistes et c’est ainsi que le virus m’a été transmis ainsi qu’à mes deux frères puisqu’ils font également du vélo (mon grand frère a effectué un stage chez Davitamon Lotto fin 2005 !)


Vous souvenez-vous de votre premier vélo? Quel souvenir en gardez-vous? Le possédez-vous toujours?

Oui bien sûr que je me souviens de ce petit vélo. C’était mon premier vélo de course. Je l’ai eu vers 6 ou 7 ans. J’ai effectué des centaines de kilomètres dessus lorsque j’étais plus jeune puisque chaque dimanche j’allais rouler 60km avec une centaine de cyclos dans la région (à 8 ans). Je ne l’ai plus pour le moment mais je ne le perds pas de vue puisque chaque nouveau « petit » qui veut commencer à rouler je lui prête. Bien sûr, ils en prennent soin et sont tout fiers ;-)


Pourquoi avoir choisi le vélo? Que vous apporte la pratique du cyclisme? Quelles sensations vous apporte-t-il par rapport à d'autres sports?

J’ai joué au foot jusque l’âge des compétitions en Belgique (12 ans). Le cyclisme est un sport individuel où on est obligé de pédaler pour avancer. Avec mon sale caractère, c’est un sport juste taillé pour moi. Ben oui, je peux me défouler sinon « pauvres papa et maman » Vous allez rire mais le moment pendant lequel j’adore le vélo, c’est quand je râle… Je prends mon vélo et je vais rouler sous la pluie toute seule. Ca fait du bien je vous assure !


Dans la mentalité française le cyclisme est un sport plutôt réservé aux hommes, comment en êtes-vous arrivé à faire de la compétition?

Quand on est « fabriqué » pendant un camp d’entraînement, je ne sais pas comment on pourrait échapper à ce virus. Non mais allez sérieusement, comme expliqué auparavant, j’ai été dans ce milieu depuis ma naissance. Résultat : moi aussi je m’y suis mise et j’ai emmené mes 2 frères sur mon porte-bagage.


Quels obstacles avez-vous rencontrés?

Aucun puisque dès le début j’ai été très soutenue par mes parents, ma famille mais aussi par un grand nombre de supporters. A ma première course, plus de 20 personnes avaient fait le déplacement pour m’encourager ! Je ne les ai pas déçus puisque je finis 2e au milieu d’une vingtaine de garçons… La plupart me suivent toujours mais bien sûr le cercle « supporters des Henrion’s » s’est agrandi. Pour 2006, nous prévoyons créer un club de supporters où nous sommes certains que plusieurs centaines vont nous rejoindre…


Avez-vous des idoles dans le cyclisme? Lesquels? Sont-ils/elles des modèles pour vous?

Mon idole était Johan Museeuw avec son caractère qui lui a permis de revenir chaque fois au meilleur niveau après un accident. Il a prouvé également qu’un coureur peut gagner plusieurs types de courses au fil de sa carrière. Même s’il est touché par des affaires de dopage pour le moment, quand je le vois, je reste en admiration ! Ici en Belgique, c’est un mythe…


Par rapport à votre expérience de la compétition, quels conseils pourriez-vous donner? Que faut-il faire, que faut-il éviter?

Etant jeune, je pense que j’ai encore beaucoup à apprendre mais mon expérience internationale est déjà riche. Et c’est en se frottant aux meilleures du monde qu’on progresse. Il ne faut pas avoir peur, quand on a l’occasion d’aller disputer une course internationale, il faut y aller. Ce ne peut être que positif !


Le cyclisme féminin aujourd'hui

Pensez-vous qu'une femme peut vivre de la pratique de son sport à l'heure actuelle?

Très bonne question ! Je me la pose à longueur de journée… Pour le moment, je pense que oui c’est possible de vivre du cyclisme mais uniquement lors de sa carrière. Après, à moins de s’appeler Leontien Van Moorsel, il faut continuer à travailler, raison pour laquelle j’ai fait mes études ! Je trouve même cela honteux ! Je prends toujours cette image injuste : Quand on voit les tenniswomen, une petite averse (ah non, pardon, une goutte…) le match est stoppé. Nous, nous roulons dans la pluie, le vent, le froid et parfois la neige ! Enfin, c’est la loi du sport comme on appelle ça. Pffffffffffffff

Quel regard portez-vous sur le cyclisme féminin? Et en Belgique plus particulièrement?

Le cyclisme féminin est en évolution continue depuis plusieurs années. Je connais très bien un commissaire international qui était président de jury au Holland Ladies Tour. Il avait fait le Tour de Drenthe, il y a 5 ou 6 ans et il a raconté à mon frère, je cite (lisez ceci avec un bon accent liégeois) : « A Drenthe, il y a 5-6 ans, parfois 2 ou 3km en file indienne puis tout se regroupait. Eh au Tour de Holland toute l’étape en file ! 45 de moyenne mon gars. Comme les mecs, les pros. Incroyable, je n’en revenais pas ! ». Les Coupes du Monde et autres courses proposées en même temps que les pros ne peuvent être que favorables au cyclisme féminin. En Belgique, il est aussi en évolution. Les filles arrivent et les organisateurs commencent à comprendre que les courses internationales manquent. En effet, chaque fois qu’une Belge veut disputer une course internationale, elle doit aller à l’étranger. Pas toujours facile !


Selon vous, pourquoi peu de sponsors s'engagent dans votre sport alors que le tennis féminin, l'athlétisme ou d'autres sports féminins sont soutenus par des sponsors?

Le cyclisme masculin est beaucoup médiatisé et vole peut-être un petit peu la vedette aux filles. Le cyclisme féminin n’est peut-être pas assez « sexy » pour le public. Etant donné que les sponsors sont attirés par la popularité du sport et les médias, ce n’est pas facile ! C’est un cercle vicieux…


Quelle est la plus grosse somme d'argent que vous a rapporté une course?

Oula… Le Trophée d’Or 2004 où je suis montée tous les jours sur le podium avec presque tous les jours un Top 10 et une victoire à la dernière étape. Une troisième place au classement des jeunes et quelques primes supplémentaires… Ce qui fait un total de plus de 500 euros en 5 jours.


Quelles seraient selon vous les solutions à mettre en place pour développer le cyclisme féminin?

- Faire encore plus de courses en même temps que les pros hommes avec pourquoi pas trouver une solution pour le Tour de France.
- Attirer les filles et les spectateurs
- Médiatiser plus. Quand on voit que tout est mis en place (au niveau TV) lors des arrivées des Coupes du Monde (celles courues en même temps que les hommes) et que les derniers kilomètres ne sont même pas diffusés, c’est honteux ! C’est vrai que maintenant les personnes qui se trouvent sur la ligne d’arrivée de la Flèche wallonne, par exemple, commencent à râler de ne pas avoir de nouvelles des filles pendant la course et qu’on ne retransmet que la course des hommes pendant que les filles roulent. - Ici, en Belgique, séparer les filles et les garçons dès le début !
- Eviter la comparaison entre le cyclisme féminin et masculin
En tout cas, des gens comme Remy Pigois manquent dans le monde du cyclisme féminin ! Ils se dévouent pour nous. C’est grâce à des gens comme ça qu’on avance ou qu’on pourrait avancer.
Bravo et surtout merci, d’ores et déjà, à eux et à tous les sites qui mettent le cyclisme féminin en valeur…


Merci beaucoup à Ludivine Henrion d'avoir accepté et consacré du temps à répondre à ces questions. Pour en savoir plus sur elle, visitez son excellent blog: http://ludihenrion.skyblog.com

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10 novembre 2005 4 10 /11 /novembre /2005 00:00

Alexandra LE HENAFF

Alexandra LE HENAFF

 © Photo: M.Rannou



Alexandra LE HENAFF a 27 ans. Animatrice sportive dans son club, le Vélo Sport Quimpérois en contrat emploi-jeunes, elle est titulaire du BESSAC et d'un DEUG de Sport. Alexandra a commencé le vélo à 11 ans en école de cyclisme au CCBigouden. Elle a accepté de répondre à quelques questions sur sa préparation, sa carrière et sa vision du cyclisme féminin actuel. Elle nous livre ses réponses sans langue de bois.


Son palmarès en bref:

17 titres de Championne de Bretagne (route,clm, cyclo-cross, vtt, piste)
Championne de France Junior en 1996 à Apremont
Vainqueur de Cholet Pays de la Loire (Coupe de France) en 2005, 2è en 2002
Vainqueur de plusieurs étapes sur le Tour de la Drôme (2 en 2001),Tour de la Haute-Vienne (1 en 2004),Tour de Navarre (1 en 1998)
Victoire sur l’Essor Mayennais
Victoire aux Forges
2è du Tour du Val d'Ardoux en 2004
2è du Tour de la Haute-Vienne en 2004
2è du classement final de la Coupe de France 2005
3è championnat de France poursuite junior
3è du Championnat de France VTT Marathon 2005
5è du Championnat du Monde Junior en Slovénie
6è du Championnat d’Europe CLM en 2000 en Suède (participations à 4 championnats d’Europe espoir)

 


Alexandra et le vélo:


- Combien d'heures par semaine vous entraînez-vous?

Cela dépend des périodes


- Combien de kilomètres par an faites-vous?

Environ 16000 kms.


- Quelle roue libre utilisez-vous au cours de la saison et pourquoi ce choix? Ou bien adaptez-vous le matériel que vous utilisez en fonction des compétitions auxquelles vous participez?

12X23 et suivant les courses à étapes du 25 à l’arrière pour les cols.


- Quelle denture utilisez-vous généralement (petit et grand plateau)? Quels en sont les avantages et les inconvénients?

52X39. Le 39 car dans les courses en ligne on ne sait jamais ce qu’on peut trouver : raidars par exemple. Avec le 39 on passe partout.


- Utilisez-vous des roues 650 ou 700? Pourquoi?

Roues 700.Cela convient mieux à mon gabarit et au moins dans les courses en ligne les voitures dépannages neutres en contiennent contrairement aux roues de 650 qui se font rares dans ce cas.


- Comment fonctionnez-vous dans votre préparation? Avez-vous un entraîneur?

J’en ai eu mais maintenant je me connaîs très bien. Quelques personnes continuent tout de même à me donner des conseils.


- Faites-vous une coupure durant l'hiver?

Oui une petite juste à la fin de ma saison route mais ensuite je pratique le cyclo-cross pour garder la forme .Auparavant je coupais beaucoup trop longtemps (trois mois)


- Quelle a été votre plus grande satisfaction depuis le début de votre carrière?

Cette victoire cette année à Cholet : c’était plus fort que mon titre national en junior car là toute l’élite français était présente! Mon autre satisfaction est que je progresse encore après 17 années de vélo.


- Quelle fut votre plus grande déception?

Cette année pour ne pas avoir été retenue pour le championnat du monde à Madrid


- Avez-vous des regrets et si oui lesquels?

Oui, cette année au Tour des Flandres, manche de coupe du monde. J’arrivais pour la 3è place dans un groupe de 15 filles et à la flamme rouge on a été mal aiguillée et on s’est retrouvé en contre sens de la ligne d’arrivée :on n’a pas été classé. C’est grave de voir ça en coupe du monde. J’aurais pu marquer mes premiers points UCI ainsi que des points UCI pour mon équipe Pruneaux d’Agen.

 

- Etes-vous issue d'une famille sportive?

 

 Oui et non. Mon père a pratiqué le foot durant 25 ans et ma mère n’a jamais fait de compétition sportive même si elle est très dynamique: marche, vélo rando..


- Vous souvenez-vous de votre premier vélo? Quel souvenir en gardez-vous? Le possédez-vous toujours?

Oui un vélo de course noir et blanc.J’en étais fière même si il était un peu trop grand pour moi,ensuite je l’ai peint aux couleurs de celui de Greg Lemond de qui j’étais fan. Je ne le possède plus.


- Pourquoi avoir choisi le vélo? Que vous apporte la pratique du cyclisme? Quelles sensations vous apporte-t-il par rapport à d'autres sports?

J’ai pratiqué plusieurs sports : natation, tennis, tennis de table en compétition, football,handball. Le cyclisme me permet de me donner à fond et m’apporte un bon bol d’air. Je me sens bien dans ce sport entier avec ses différentes disciplines. Ce sport me permet de m’accomplir physiquement et d’apprendre à connaître mes limites à l’effort. Enfin, le cyclisme m’a permis de voyager, de connaître différentes personnes (dont mon futur mari) et de courir en équipe, ce que j’aime beaucoup.

Par contre je trouve dommage qu’il y ait beaucoup de gens bizarres qui traînent dans ce milieu.


- Dans la mentalité française le cyclisme est un sport plutôt réservé aux hommes, comment en êtes-vous arrivé à faire de la compétition?

Lorsque je faisais des sorties vélo avec mon amicale laïque de mon école primaire , les éducateurs disaient que je me débrouillais bien (faut dire que je voulais tout le temps être devant) et ils m’ont orienté vers un club du coin.


- Quels obstacles avez-vous rencontrés?

Je n’ai pas rencontré d’obstacles : j’étais heureuse, je m’amusais avec mes copains et tous les dimanches matins j’étais toujours prête avant mon père, qui nous encadrait aussi, direction l’école de cyclisme !


- Avez-vous des idôles dans le cyclisme? Lesquels? Sont-ils/elles des modèles pour vous?

Non je n’ai pas d’idole car avec le dopage on ne sait plus quelle personne est saine ou non. Le doute est toujours présent.

Si peut-être, notre champion du monde Tom Boonen : ça c’est « une geule de champion » et quel palmarès déjà !! Il dégage une telle puissance…


- Par rapport à votre expérience de la compétition, quels conseils pourriez-vous donner? Que faut-il faire, que faut-il éviter?

Je pense qu’en compétition il ne faut jamais baisser les bras. Tant que la ligne n’est pas franchie, tout peut encore se passer. De plus d’après ce que j’ai vécu, un débutant ne doit jamais renoncer car il ne peut que persévérer à force de travail. Moi quand j’ai débuté j’étais lâchée tous les dimanches en minimes. Ce n’est qu’à la fin de ma première année cadette que j’ai obtenue ma première victoire !Il faut être patient en vélo si on veut obtenir des résultats.

 

 Le cyclisme féminin aujourd'hui


- Pensez-vous qu'une française peut vivre de la pratique de son sport à l'heure actuelle?

Non elle ne peut pas à moins de courir dans une équipe étrangère et encore…


- Quel regard portez-vous sur le cyclisme féminin? Et en France plus particuliérement?

En France, les médias ne jouent pas le jeu du tout et en plus j’ai l’impression que le monde professionnel masculin veut rester dans sa bulle de peur qu’on leur « pique » des sponsors sûrement ;je trouve cela bien dommage. Notre cyclisme féminin ne bouge pas beaucoup même si différents sponsors comme les « Pruneaux d’Agen » osent s’y investir et nous fait confiance.


- Selon vous, pourquoi peu de sponsors s'engagent dans votre sport alors que le tennis féminin, l'athlétisme ou d'autres sports féminins sont soutenus par des sponsors?

Comme je viens de le dire auparavant : les médias ne s’intéressent pas à notre sport et du coup les sponsors sont absents alors que l’on peut voir du tennis, de l’athlétisme féminin à la TV.


- Quelle est la plus grosse somme d'argent que vous ait rapporté une course?

En Bretagne lors de ma victoire dans une course internationale féminine se déroulant début août tous les ans.

- Quelles seraient selon vous les solutions à mettre en place pour développer le cyclisme féminin?

Diffuser les Coupes du Monde Dames et Championnat de France à la TV et arrêter de parler de Jeannie Longo surtout quand elle est absente même si je la respecte beaucoup pour son palmarès. Il faut se rendre compte que quelques jeunes espoirs féminins progressent et qu’il faudra bien un jour parler du « après Jeannie »



Merci beaucoup à Alexandra LE HENAFF d'avoir accepté de répondre à ces quelques questions.



 

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9 novembre 2005 3 09 /11 /novembre /2005 00:00

Au cours de cet automne et de cet hiver je vous propose une petite série d'interview-portraits afin de faire mieux connaissance avec quelques athlètes féminines.


   Alexandra Le Henaff

 

   Ludivine Henrion

  

   Fanny Riberot

  

   Mélissa Flagothier

  

   Karine Gautard

 

   Aude Pollet

 

    Isabelle Hoffman

  

Angélique Saldana

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