Le blog consacré à l'actualité du cyclisme féminin.
NB: je vous propose ci-dessous la traduction d'un article qui m'a semblé intéressant, paru sur un site paraguayen abc digital sous la plume de Pascale Schyns et dont vous pouvez lire la version originale ici. La traduction qui suit n'a pas été réalisée par un traducteur professionnel et vous est proposée dans un but purement informatif. Le texte original (comme la traduction proposée d'ailleurs) est soumis aux lois internationales régissant le Copyright.
Le cyclisme féminin se professionalise dans le monde
Tandis que les épreuves masculines poursuivent leur chemin hors d'Europe, les femmes continuent leur préparation en vue de leur propre saison qui débutera en fin de mois sur le continent australien.
Jusqu'à présent il manquait au cyclisme féminin une structure solide pour pouvoir mettre en marche tous les projets portés depuis plusieurs années par l'UCI et les équipes avec l'intention de faire briller leur sport au firmament du cyclisme international.
L'année passée, les athlètes se sont réunies en une association internationale de coureuses professionnelles. Ce fut un premier pas important, mais les athlètes ont aussi besoin de l'appui de leur propres équipes pour que le cyclisme féminin devienne de plus en plus professionnel et qu'il soit pris au sérieux par tous les acteurs du monde cycliste.
Un pas supplémentaire et fondamental a été franchi avec la création de la AIECF (Association International des Equipes Cyclistes Féminines). A sa tête, une femme, Christel Herremans, une belge de 43 ans qui fut coureuse avant de poursuivre sa carrière sportive comme directeur d'une des premières équipes semi-professionnelles qui existèrent dans le monde du cyclisme féminin il y a déjà une dizaine d'années. Christel Herremans est une femme très énergique qui aime son sport et qui est décidée à le défendre et le promouvoir, quel que soit le travail qu'il puisse lui en coûter. Et elle sait qu'elle en aura beaucoup.
"Le cyclisme féminin a un retard énorme à récupérer par rapport à son homologue masculin" explique la Présidente de cette nouvelle association. "Les éléments qui ne nous ont pas permis d'évoluer comme nous le méritons sont nombreux. Car je crois que nous le méritons vraiment. La seule différence entre le cyclisme féminin et le masculin c'est le kilométrage des épreuves, mais pour tout le reste les filles doivent s'entraîner comme le font les hommes et faire chaque jour les mêmes sacrifices. Alors pourquoi ne sommes-nous pas prises au sérieux? Pourquoi les prix que gagnent les femmes sont-ils ridicules en comparaison de ceux que gagnent les hommes? Pourquoi n'intéressons-nous pas les médias? Pourquoi y a-t-il encore des gens qui rient quand ils voient une femme sur un vélo, en train de souffrir pour escalader un col dans une difficile étape de montagne du Tour de France ou d'Italie? Les motifs sont divers et nous avons créé cette association avec l'intention de les combattre. Je suis très fière d'avoir été élue pour la présider. Cela signifie qu'après plus de 25 ans que je lutte pour le cyclisme féminin j'ai obtenu le respect de tous mes collègues. De plus je connais tous les aspects de notre sport et je sais quelles sont les choses à améliorer et à changer d'urgence si nous voulons commencer à récupérer notre retard. Le plus important va être la professionalisation de chaque aspect de notre sport et cela nous pourrons y parvenir si nous obtenons du respect de la part de tous. Le rôle des équipes va être très important. C'est nous qui devons donner l'exemple. Nous n'allons plus permettre à nos athlètes, à partir du moment où elles signent un contrat avec une équipe professionnelle, qu'elles se comportent comme des amateurs. Nous n'allons plus permettre que les organisateurs ne paient pas les frais qu'ils doivent nous payer comme le stipule le réglement de l'UCI. Et nous n'allons plus laisser les organisateurs ne pas payer non plus les primes aux athlètes selon ce qui avait été convenu", conclut Christel Herremans.
Un autre grand pas va être franchi cette année, puique l'UCI a promis de donner son appui pour que la télévision soit davantage présente sur les épreuves féminines. Un cyclisme féminin qui pourra compter sur l'appui de Felice Gimondi. L'ancien champion italien qui remporta le Tour de France en 1965 et qui reste très populaire dans toute l'Europe a exprimé son interêt pour l'association par sa présence à sa première réunion de la saison à Bergamo (Italie).
Traduit d'après le texte original de Pascale Schyns. Sur la photo: Christel Herremans et Felice Gimondi