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Le blog consacré à l'actualité du cyclisme féminin.

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Laurence Leboucher sur les traces de Jeannie Longo

PARIS (Reuters) - A l'image de Jeannie Longo qui a décroché sa première médaille olympique à 33 ans, Laurence Leboucher espère réaliser le même genre d'exploit pour sa quatrième participation olympique à l'épreuve de VTT.

A Barcelone en 1992, Laurence Leboucher avait laissé sa place de titulaire à Jeannie Longo pour l'épreuve sur route. Agée de 33 ans, cette dernière s'en était allée gagner une médaille d'argent.

A 36 ans, la tâche s'annonce encore plus difficile pour Leboucher. "En faisant une médaille olympique à 33 ans, Jeannie m'a montré la voie", raconte-t-elle.

Double médaillée mondiale de bronze en cyclo-cross au fil de ses deux dernières saisons, Laurence Leboucher compte bien être la première française à décrocher une médaille olympique en VTT.

C'est en 1994, qu'elle a opté pour le VTT, retenu pour faire son entrée olympique deux ans plus tard. Mais à Atlanta en 1996, elle est victime d'un coup de chaud assassin sur un parcours rocailleux mué en fournaise sous 30° à l'ombre.

A Sydney en 2000, elle tombe dans une chute collective après trente secondes de course. A Athènes, sa chaîne saute après quatre minutes de course et elle échoue à la huitième place.

"J'ai eu vraiment du mal à me remettre de ma course à Athènes au point de ne plus avoir envie de faire de VTT", reconnaît-elle "D'ailleurs, j'ai levé le pied en 2005 et 2006 sans avoir aucunement l'intention de rempiler pour Pékin".

A la faveur d'une discussion avec sa mère, emportée en décembre dernier par un cancer, Laurence Leboucher repart à la conquête des anneaux olympiques.

"A l'été 2006, sans être vraiment préparée, je gagne facilement le titre. Là, je me dis que je ne peux pas arrêter ma carrière sur ma huitième place à Athènes. Et, je me relance".

Mais fin juin, elle passe à travers des championnats du monde fin juin en Italie à cause d'un coup de chaud.

En compétitrice insatiable, Laurence Leboucher aime ces défis corsés comme la future course olympique.

"Quand les courses sont sans grand intérêt, je ne suis pas vraiment dans le match, toujours un peu ramollo. Mais, la pression des grands jours me motive."

"Pour faire une médaille aux Jeux, il faudra être dans un grand jour. Et, j'y suis prête", avoue-t-elle.

Au programme avant les Jeux, elle fera les 88 km des championnats du monde de marathon, avant de participer aux cinq jours du Tour de France, deux courses sur route autour de chez elle, tout en s'oxygénant à la montagne.


© Sophie Greuil/Reuters

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